Synopsis du 1er tome (pour n'avoir aucun spoils) :
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans
leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils
donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l'aide
des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de
s'en débarrasser...
Mon Avis :
Les Gardiens des Souvenirs est une tome transitoire de la saga, où l'intrigue avance à petits pas. La conclusion de la série commence à se dessiner, et je pense deviner à peu près ce qui pourrait se passer par la suite.
Les rapports entre les personnages continuent de se développer, et Thymara m'a un peu agacée dans ses attitudes. J'attends de voir si elle va prendre en maturité par la suite... Les dragons représentent sans doute les personnages les plus dignes d'intérêts dans ce tome, puisqu'ils se retrouvent à nouveau confrontés à leur nature, et doivent chercher leur identité propre.
Je regrette que le découpage des petits tomes français ait été pensé pour que ce tome ne fasse que 300 pages, parce qu'on reste clairement sur sa faim. En refermant l'ouvrage, je n'avais pas beaucoup eu l'impression d'avoir avancé. Il n'y a pas eu beaucoup de suspens ou de nouveaux enjeux dévoilés, ce qui en fait étonnamment, le tome de la saga que j'ai le moins apprécié.
Il n'en reste pas moins que Robin Hobb a toujours une plume formidable, qui charme et donne des frissons à la moindre description. La saga reste toujours un incontournable pour moi, et un immanquable dans le paysage de fantasy !
A bientôt pour la suite !
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Saturday, September 24, 2016
Sunday, July 24, 2016
Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs
Synopsis :
Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...
Mon Avis :
Point V.O : Le style de l'auteur est très bon, pour faire tenir en haleine le lecteur. Cette lecture en V.O peut se faire de façon fluide pour la plupart des personnes qui lisent en anglais (habitués et moins habitués). Le seul "souci" pourrait être de tenir plus de 300 pages.
Ce livre a représenté pour moi, une expérience inédite, folle, trépidante, hallucinante. Je ne vous le cache pas, c'est devenu un coup de cœur au bout de 50 pages. Je le savais, je le sentais, ce livre est fait pour moi. L'ambiance, les personnages, l'écriture, le suspens, tout est réuni dans ce livre pour une lecture trépidante, horrifique et inoubliable.
Je comprends parfaitement pourquoi notre très cher Tim Burton s'est intéressé à cet ouvrage pour en tourner l'adaptation. Clairement, quand on connaît un peu le travail du bonhomme, on ne peut que voir des similarités, des inspirations, le tout très bien amené (à la lecture, cela ne donne pas non plus l'impression d'être en train de lire Beetljuice hein !). La thématique du père fait partie de ces éléments, ainsi que les enfants particuliers, qui m'ont tout de suite fait penser à son fameux recueil de poèmes La Triste Fin du Petit Enfant Huître.
Pour continuer dans les ambiances, j'ai trouvé que le côté horrifique et dérangeant était proche du générique de la série American Horror Story, que j'aime énormément, notamment pour la saison 4 (clin d’œil pour ceux qui l'ont vue !).
Les photos utilisées pour ponctuer et illustrer le récit ont été sélectionnées par l'auteur sont authentiques et parfois légèrement retouchées numériquement. Alors là, on touche la perfection. Elles épousent le récit, l'allègent en description inutiles... Et participent à insinuer l'horreur dans nos petits cœurs. Quelques fois lors de ma lecture, je redoutais de tourner la page, sachant que la photo que j'y verrais serait quelque chose de dérangeant, d'effrayant. Comme lorsqu'on regarde un film d'horreur et qu'on attend dans l'angoisse que le fantôme nous pète au visage. Pour ne rien gâcher le récit est construit de façon haletante, c'est un véritable page-turner. Le mystère qui entoure l'histoire des enfants particuliers se dévoile à un rythme parfait : ni trop lent ni trop rapide. Le récit en devient fascinant, on se sent en plus très proche du personnage principal, avec ses questions et ses angoisses d'adolescent. Jacob ressemble à un "vrai" adolescent, pas un superhéros comme dans les dystopies, ni un grand aventurier, un ado, comme nous avons été (ou comme nous sommes tous). Les personnages secondaires, qu'ils soient plus ou moins importants, ont tous leurs rôles à jouer, et sont tous attachants dans leurs singularités.
Les références à Frankenstein et à Tolkien sont également présentes, ancrant le récit dans un héritage de récits à la fois fantastique et fantasy (et non, ce n'est pas la même chose merci!). Ce dernier point met en lumière le fait que cette lecture est faite pour les lecteurs de tous les âges. Pour moi, on peut s'y retrouver de 11 à 99 ans, pour les frissons, pour l'univers, les personnages, l'histoire, qui sont tous passionnants.
Rien n'est à jeter, tout à été très bien pensé. Je comprends l'engouement du public pour cet ouvrage, et je serre les fesses pour que notre cher Tim en fasse un film à la hauteur de mes espérances.
Bisous en spirales, escaliers tordus et yeux cernés <3
Wednesday, June 29, 2016
Les Annales du Disque Monde : La Huitième Couleur, Terry Pratchett
Synopsis :
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue...Oui, c'est le Disque-monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...
Mon Avis :
Point V.O ; comme tous les ouvrages de fantasy, quand on lit dans une langue étrangère, il peut être un difficile de se plonger dans l'univers décrit par l'auteur. C'est particulièrement vrai pour Pratchett, qui a créé un monde hors-norme, qui n'obéit pas aux mêmes règles que nous. S'il est vivement conseillé de le lire en V.O pour ne rien rater de l'humour, je vous avertis : il faut être à l'aise dans la lecture en anglais.
Avis: L'univers du Discworld est fascinant, décalé, toujours surprenant. C'est le premier tome que je lis, et je trouve que dans l'univers de la fantasy (que je connais un peu quand même...) Pratchett apporte un véritable rafraîchissement. Ça fait du bien de rire de bon cœur dans un univers fait de magie, de gros monstres et d'enjeux forts. Quand on a l'habitude de lire de la fantasy, c'est un réel plaisir !
Les personnages sont loufoques et attachants. Rincewind est un magicien raté qui se trouve mêlé à un voyage par un malheureux hasard. Twoflowers est un touriste venu visiter cette partie du Discworld, insouciant et naïf, qui semble touché par une chance perpétuelle. J'ai beaucoup aimé le coffre à pattes qui l'accompagne, ainsi qu'un autre accessoire (que je ne spoile pas, je suis gentille), qu'il possède et dont je suis très fan. Le personnage de Death, qu'on croise de temps en temps au cours du roman m'a beaucoup plu, j'ai hâte de le retrouver dans les prochains tomes. On sent une personnalité, une consistance aux personnages qui sont très aboutis. Le fonctionnement de l'univers, sa logique barrée sont à découvrir absolument, ne serait-ce que pour le traitement qu'on donne à la magie, qui m'a fait penser à un vieux film des années 80, avec paillettes et couleurs flashy.
Les péripéties sont de vrais régals (
Je ne le conseille pas forcément pour les plus jeunes, d'abord à cause de l'humour qui est un peu adulte tout de même, mais aussi de part le côté barré qui pourrait en perdre certains.
En tout cas, je ne suis pas à l'abri de continuer cette série, puisque j'ai adoré ce premier tome, et vous encourage vivement à le lire pour ces mois d'été !
Bisous magiques !
Wednesday, April 13, 2016
The Giver / Le Passeur, Lois Lowry
Vous vous êtes toujours demandé ce que ce grand classique de la dystopie pour la jeunesse avait dans le ventre ? Je vous livre aujourd'hui mon avis ...
The Giver est un livre court, qui se lit facilement. Le vocabulaire est simple, à la portée de tous (je sais que je me répète au fil des chroniques, mais j'aime bien faire mon point V.O). Pour moi, il est plus simple à lire que le premier Harry Potter en anglais, pour vous donner une idée. En plus il y a moins de pages, puisque l'anglais est plus concis.
Je m'attendais à un bon livre, et je n'ai pas été déçue. En ce moment, j'enchaîne les bonnes surprises, et j'espère que ça va durer, parce que la pêche dans ma PàL est vraiment excellente !
Nous sommes plongés dans un monde dystopique, où tout est lisse, identique, tout semble parfait. Personne ne souffre, et la communauté vit en harmonie.
Nous rencontrons Jonas dès la première page et nous le suivons tout le long du récit, dans son initiation auprès du "Receiver of Memory" (celui qui reçoit la mémoire) à qui il doit succéder. Il apprendra ainsi à voir au-delà des apparences, et comprendre ce qu'aucun de ses semblables ne comprendra jamais. L'expérience bouscule les certitudes et l'état d'esprit de Jonas, qui cherche à changer les choses. C'est un personnage auquel on s'identifie facilement. Il est droit, cherche à bien se comporter, et cherche à remplir sa mission au mieux. Son initiation par celui qu'il appelle The Giver (Le Passeur) lui apportera bien plus qu'il ne croit. Le récit va crescendo, jusqu'à une fin qui m'a beaucoup surprise, mais que j'ai trouvée belle et très juste.
Cet ouvrage est parfait pour un adolescent ou un enfant. Je trouve qu'il pose les questions du passage (hé hé, un passage dans un livre qui s'appelle Le Passeur... vous avez compris la blague ?) à l'âge adulte avec brio. Les questions, l'incompréhension se mêlent lorsqu'on découvre que tout ce en quoi on a cru s'effondre, et ce livre peut à mon sens apporter beaucoup de réponse à des individus en perte de repères, qui cherchent à comprendre le monde qui les entoure. Le livre parle des différences, de la sagesse, de la nécessité de certaines expériences désagréables pour devenir sage. Jonas est un enfant comme les autres, pourtant il lui est offert la possibilité de voir plus que ses camarades, comme un enfant de notre monde réel qui ne se sent pas toujours compris de ses pairs.
J'ai été bouleversée par une scène particulière, qui se passe au milieu du livre, et plus que ce à quoi je m'attendais. Je lisais dans ma B.U, et j'ai eu du mal à décoller de mon siège pour sortir et aller en cours. Cette lecture a été réellement prenante pour moi, j'ai été complètement immergée, et j'en veux encore (220 pages, c'est trop peu pour une adoratrice de GoT comme moi). Heureusement qu'il y a trois autres tomes qui m'attendent !
J'imagine que la prochaine étape pour moi sera de voir le film, mais d'ici quelques mois, histoire que je "digère" le livre d'abord.
Synopsis :
Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société
où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses
membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur
quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout
comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune
lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.
Avis :
The Giver est un livre court, qui se lit facilement. Le vocabulaire est simple, à la portée de tous (je sais que je me répète au fil des chroniques, mais j'aime bien faire mon point V.O). Pour moi, il est plus simple à lire que le premier Harry Potter en anglais, pour vous donner une idée. En plus il y a moins de pages, puisque l'anglais est plus concis.
Je m'attendais à un bon livre, et je n'ai pas été déçue. En ce moment, j'enchaîne les bonnes surprises, et j'espère que ça va durer, parce que la pêche dans ma PàL est vraiment excellente !
Nous sommes plongés dans un monde dystopique, où tout est lisse, identique, tout semble parfait. Personne ne souffre, et la communauté vit en harmonie.
Nous rencontrons Jonas dès la première page et nous le suivons tout le long du récit, dans son initiation auprès du "Receiver of Memory" (celui qui reçoit la mémoire) à qui il doit succéder. Il apprendra ainsi à voir au-delà des apparences, et comprendre ce qu'aucun de ses semblables ne comprendra jamais. L'expérience bouscule les certitudes et l'état d'esprit de Jonas, qui cherche à changer les choses. C'est un personnage auquel on s'identifie facilement. Il est droit, cherche à bien se comporter, et cherche à remplir sa mission au mieux. Son initiation par celui qu'il appelle The Giver (Le Passeur) lui apportera bien plus qu'il ne croit. Le récit va crescendo, jusqu'à une fin qui m'a beaucoup surprise, mais que j'ai trouvée belle et très juste.
Cet ouvrage est parfait pour un adolescent ou un enfant. Je trouve qu'il pose les questions du passage (hé hé, un passage dans un livre qui s'appelle Le Passeur... vous avez compris la blague ?) à l'âge adulte avec brio. Les questions, l'incompréhension se mêlent lorsqu'on découvre que tout ce en quoi on a cru s'effondre, et ce livre peut à mon sens apporter beaucoup de réponse à des individus en perte de repères, qui cherchent à comprendre le monde qui les entoure. Le livre parle des différences, de la sagesse, de la nécessité de certaines expériences désagréables pour devenir sage. Jonas est un enfant comme les autres, pourtant il lui est offert la possibilité de voir plus que ses camarades, comme un enfant de notre monde réel qui ne se sent pas toujours compris de ses pairs.
J'ai été bouleversée par une scène particulière, qui se passe au milieu du livre, et plus que ce à quoi je m'attendais. Je lisais dans ma B.U, et j'ai eu du mal à décoller de mon siège pour sortir et aller en cours. Cette lecture a été réellement prenante pour moi, j'ai été complètement immergée, et j'en veux encore (220 pages, c'est trop peu pour une adoratrice de GoT comme moi). Heureusement qu'il y a trois autres tomes qui m'attendent !
J'imagine que la prochaine étape pour moi sera de voir le film, mais d'ici quelques mois, histoire que je "digère" le livre d'abord.
Bises bleues.
Monday, March 28, 2016
Les Cités des Anciens : La fureur du fleuve / La Décrue, Robin Hobb
Synopsis du premier tome : Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans
leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils
donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l'aide
des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de
s'en débarrasser...
La Fureur du fleuve
Ce troisième tome va voir se résoudre certaines sous-intrigues. On pourra ainsi voir les personnages composer avec leurs différences de caractères et d'opinions. Thymara s'affirme, cette fois, pour de vrai, on la sent plus déterminée, bien qu'elle soit tourmentée par des questions dûes à l'adolescence. Alise définit également sa propre route, loin de l'étiquette et les pensées étriquées de Terrilville. La voyage libère ces deux femmes, qui, loin des règles dictées par la société, voient un nouvel avenir s'offrir à elles.
Pour ce qui est des dragons, il grandissent et prennent en assurance, et leurs relations avec les gardiens s'approfondissent.
Dans ce tome, j'ai versé mes premières petites larmes, autour de l'intrigue qui concerne Sédric le "chaperon" d'Alise, qui est également son ami. Une scène m'a bouleversée. Depuis, ce personnage m'est devenu beaucoup plus sympathique.
La Décrue
Je ne sais pas comment c'était possible, mais si, si, ce récit devient de plus en plus génial, et je pèse mes mots ! Autant les autres tomes n'étaient pas loin du coup de cœur, autant celui-là, il en est un. Je n'enlèverais rien à ces 391 pages, rien. Il confirme les différents questionnements posés par l'auteure quant à la condition des femmes dans cet univers. Les personnages féminins sont ainsi dans une quête de leur propre chemin, dans une société où la pression leur pèse beaucoup. Ce n'est pas spécialement propre à ce tome, mais les questions de la sexualité sont aussi évoqués, dessinant plusieurs façons de voir les choses, et donc plusieurs façons de vivre sa sexualité. J'ai été émue d'un bout à l'autre, c'était très addictif.
Définitivement, Robin Hobb nous prouve que la fantasy est un genre littéraire incontournable, pouvant aborder des thématiques graves, et permet de faire réfléchir le lecteur, tout en voyageant...
Je suis définitivement accro à cette saga, et j'espère que ça continuera comme ça pour longtemps !
Saturday, March 19, 2016
Les Cités des Anciens tome 2 : Les Eaux Acides, Robin Hobb
Hey mais quelle productivité dans les revues ! Ça doit faire à peine une semaine que je l'ai commencé, et déjà, je l'ai dévoré.
Robin Hobb continue à me charmer avec ce deuxième tome de la saga Les Cités des Anciens. J'ai été ravie de retrouver les personnages, dont on commence à mieux discerner les caractères. Alise s'affirme contre Sédric qu'on apprend également à mieux connaître (c'était d'ailleurs un des passages que j'ai préféré dans ce tome). Thymara aussi commence à s'affirmer plus dans son caractère, ses opinions et sa volonté d'indépendance. Les relations entre les gardiens de dragons sont approfondies, et plus tendues. Graffe me met aussi mal à l'aise que les gardiennes, je n'aimerais pas vraiment me retrouver seule avec lui non plus... Le capitaine Leftrin, qui dirige le bateau accompagnant les dragons, reste peut développé dans ce tome, ce que je trouve dommage. Je pense que ça ne va pas tarder, je fais confiance à l'auteure ;)
Quant aux dragons, j'ai plus appris à les connaître, découvrir leurs caractères et leur rapports avec les gardiens a été passionnants. Sintara et Thymara forment un duo explosif, et j'ai un petit faible pour Kanaï et sa Gringalette. Ils découvrent le monde qui les entoure en chemin, et on découvre petit à petit de nouvelles facettes de ces créatures fantastiques.
On ne sait pas où se rendent dragons, gardiens et marins, cette aventure ne fait que commencer, et on sent bien que si certains enjeux commencent à se dessiner. Ce tome promet donc une suite d'aventures haletantes. Pour ne rien gâcher, on devient complètement accro à ce livre : il est impossible de le lâcher ! J'ai hâte de lire la suite!
Bisous aventureux <3
Thursday, March 17, 2016
American Gods: Neil Gaiman
Résumé :
Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...
NB: La traduction du nom de Wednesday correspond en français à "Voyageur", ce que je ne comprends absolument pas. Dans quel monde "wednesday" équivaut à "voyageur" ?? Si vous avez la réponse, ça m'intéresse très fort.
J'en ai pensé quoi ?
Le point V.O.
Vous l'aurez compris si vous avez lu mon petit nota bene en bas du résumé, j'ai lu ce livre dans sa version originale. Donc avant de commencer la revue, on fait le point : le vocabulaire et l'orthographe sont américains, le livre est assez épais.
L'histoire
J'ai beaucoup aimé l'univers dans lequel le récit nous transporte. Ce livre est un mélange de road-trip, mythologie, voyages dans le temps et enquête policière. Définir et donner un genre à ce livre à mon sens, c'est déjà réduire tout ce qu'il signifie.
On se retrouve plongé au cœur d'une guerre impliquant les nouveaux et les anciens dieux, en Amérique du Nord. Le côté pluriculturel du peuple américain est mis en relief : chaque colon a amené sa culture et ses dieux sur le territoire. Ils cohabitent tous ensemble, et doivent faire face à la perte de foi des américains, qui les affaiblit. Les anciens dieux, meurent ou mènent des vies misérables parmi les humains, quand les nouveaux représentent ce que nous chérissons tous dans la société de consommation : les médias, la technologie, les fast food ... L'idée est que la foi s'est transférée à ces nouveaux dieux.
Des univers parallèles s'ouvrent et laissent place à toute une esthétique mystique qui entoure la réalité de notre monde, si bien qu'on peut parfois se sentir perdu, mais c'est voulu. Le personnage principal est perdu, il ne comprend pas tout, et évolue presque instinctivement dans l'histoire. En résulte une expérience sensorielle délicieuse et mystique (qui colle parfaitement avec le thème religieux, vous noterez).
Les personnages
Shadow est le personnage principal, c'est un grand mec qui sort de prison, où il avait rencontré Low-Key Liesmith, qui doit avoir un nom qui résonne dans votre tête ;). Il apprend le décès de sa femme peu avant sa sortie, si bien qu'une fois dans l'avion, il ne sait plus quoi faire de sa vie. L'orage gronde, la tempête menace, et Shadow rencontre Wednesday, homme énigmatique qui cherche à l'embaucher. Shadow est plongé au cœur de la guerre opposant les anciens dieux et les nouveaux, et accompagne Wednesday pour réunir les anciens dieux en vue d'une bataille qui promet d'être terrible... Je me suis beaucoup attachée à lui, seul humain dans une marée de portraits de dieux qui peuvent parfois dérouter. Il est un peu l'ancrage du lecteur dans la plongée au sein de cet univers, qui pourrait en dérouter plus d'un.
Les personnages secondaires (je ne donne pas de noms, je ne veux spoiler personne) ont tous des histoires, des intérêts propres et des caractères très bien définis, si bien que même si on les retrouve des centaines de pages plus loin, on les reconnaît. Tous on plus ou moins un lien avec des mythologies, il n'est cependant pas uniquement question de mythologie nordique, mais aussi du vaudou, des dieux africains, des dieux des premiers hommes, amérindiens, ou de personnages issus de différents folklores. Chacun ont des façons différentes de se "nourrir" et on adapté leur mode de vie en fonction de leur besoin (un leprechaun qui boit par exemple). Eux aussi sont attachants, dans leur majesté, leur savoir et leur désabusement. Qu'ils soient anciens ou nouveau, pas de manichéisme: chacun a sa part d'ombre ou de lumière, d'où une certaines difficulté à définir un "vrai" méchant.
En conclusion ...
Une expérience totalement inédite pour moi: American Gods ne ressemble en rien à ce que j'ai pu lire avant. C'est à la fois rafraîchissant et déroutant, une occasion de se laisser porter par le récit. Vous aurez sans doute aussi une envie folle d'en apprendre plus sur les différents dieux évoqués, d'ailleurs je vous encourage à le faire, vous découvrirez et comprendrez beaucoup de chose en complétant vos connaissances. Dans ce sens, je pense que ce livre doit être une expérience de relecture parfaite !
Des bisous éclairs <3
Thursday, January 21, 2016
La Cité des Anciens, tome 1; Dragons et Serpents, Robin Hobb
Synopsis:
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans
leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils
donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l'aide
des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de
s'en débarrasser...
Mon Avis:
C'est mon premier livre de Robin Hobb, qui est bien trop populaire dans l'univers de la fantasy pour que je l'ignore. Son œuvre est gigantesque, à un tel point que je ne savais pas vraiment par quoi commencer. Du coup je me suis portée sur la Cité des Anciens un peu par défaut, et parce que j'avais envie de lire une histoire de dragons. Voilà, maintenant que le 3615 racontetavie est terminé, on va pouvoir passer à la revue!
J'ai beaucoup aimé cette entrée dans l'univers du Désert des Pluie et de Terrilville (je ne suis plus sûre de l'orthographe de ce mot ha ha!). Dès les premières pages, j'ai été happée par l'histoire et ses enjeux. On commence avec la migration des serpents, pour ensuite se plonger dans la peau de Thymara, et enfin d'Alise.
Je suis peut-être une habituée des pavés, mais je n'ai pas du tout trouvé que le récit traînait en longueur. Les passages descriptifs sont bien élaborés, suffisamment longs pour se figurer les décors, sans toutefois s'endormir. L'univers est résolument innovant; je n'avais pas encore croisé quelque chose ressemblant au Désert des Pluies, et j'ai adoré. Les lieux ont des résonnances avec notre propre monde: d'un côté une Europe dévastée par la guerre, de l'autre un "tiers-monde" dévasté par une pollution étrange qui déforme ses habitants. Le propos sous-jacent se fait déjà sentir, j'ai vraiment hâte d'en apprendre plus sur les magouilles politiques et les enjeux de cette histoire.
Je me suis attachée aux personnages principaux rapidement: Sintara, Thymara et Alise. Elles sont complexes, leurs fragilités sont connues, sans pour autant les empêcher d'avoir des rêves et de chercher à tout mettre en oeuvre pour s'en sortir. Sintara a le caractère noble des dragons, infirme, elle cherche pourtant à survivre. Thymara n'aurait pas dû vivre, et pourtant elle est là, souffrant du "racisme" au quotidien. Quant à Alise, elle se retrouve prisonnière de sa condition de fille de bonne famille, dont le seul accomplissement d'une vie devait être le mariage et les enfants. Je les aime déjà; elles sont toutes les trois intelligentes et fortes. Les personnages masculins ne sont pas en reste, rassurez-vous. Pour en citer quelques uns: le père de Thymara fait un modèle de père aimant trop absent dans la littérature à mon goût, et Hest semble cacher quelque chose qui me réjouit déjà d'avance (j'ai une hypothèse, j'attends la suite pour voir !!).
Le style est addictif, suffisamment clair pour ne pas être lourd et le rythme de narration est bien dosé pour moi. On alterne des scènes de dialogues avec les pensées et les actions des personnages. La construction de ces derniers est très bien menée; on a le temps d'apprendre à les connaître, mais surtout à les comprendre, ce qui est très important pour se sentir investi dans le récit.
En bref je conseille ce livre à tous les fans de fantasy qui n'ont pas peur des sagas (celle-ci fait 8 tomes d'environ 400 pages). Pour être honnête, je ne m'étais pas autant régalé en fantasy depuis Game of Thrones pour vous donner une idée du degré d'amour que j'ai pour ce livre. Espérons que la suite confirme cette première impressions !
Bisous sur vous écailles les poulets.
Tuesday, November 3, 2015
Présentation: PàL anglophone
Hellow boys and girls !
De retour en ce lundi ensoleillé et chaleureux (êtes vous sûrs qu'on est en Novembre ???), je viens vous présenter la deuxième partie de ma PàL, celle qui est en anglais !
Cette PàL contient les livres que je me suis procuré le plus récemment, et qui me font le plus de l'oeil, puisque on n'a pas du tout le même état d'esprit quand on lit dans une langue ou dans une autre.
J'adore passer d'un mode de pensée à l'autre dans mes lectures, c'est très enrichissant !
Si vous avez peur de vous lancer dans la lecture en VO, pas de panique, allez voir mon article sur le sujet, je vous donne quelques pistes, courage ;) !
De retour en ce lundi ensoleillé et chaleureux (êtes vous sûrs qu'on est en Novembre ???), je viens vous présenter la deuxième partie de ma PàL, celle qui est en anglais !
Cette PàL contient les livres que je me suis procuré le plus récemment, et qui me font le plus de l'oeil, puisque on n'a pas du tout le même état d'esprit quand on lit dans une langue ou dans une autre.
J'adore passer d'un mode de pensée à l'autre dans mes lectures, c'est très enrichissant !
Si vous avez peur de vous lancer dans la lecture en VO, pas de panique, allez voir mon article sur le sujet, je vous donne quelques pistes, courage ;) !
| vous remarquerez que j'aime les classements par taille |
American Gods, Neil Gaiman; j'aime beaucoup Neil Gaiman, je lui fais toujours confiance pour ses livres
The book Thief, Markus Zusak; gros succès littéraire de ces dernières années, j'ai la chance d'en posséder une très belle édition
The turn of the Screw, Henry James; j'aurais dû l'étudier en cours, puis le programme a changé, du coup il est toujours là
Oliver Twist, Charles Dickens; j'ai hâte de pouvoir enfin lire du Dickens sans la contrainte des cours et de l'étude de texte, qui m'ont pas mal coupé la découvert de cet auteur génial
Dubliners, James Joyce; un classique très recommandé, et tout léger, qui parle de l'Irlande et des irlandais
The Catcher in the Rye, J.D. Salinger; sans doute un des livres qui m'intrigue le plus en ce moment ...
Mrs Dalloway, Virginia Woolf; une auteure qui me semble incontournable quand on cherche de nouvelles sensations
The Giver, Lois Lowry; bon, j'ai lu L'Elue il y a plus de 10 ans, promis bientôt je lis le tome qui vient avant ^^
Atonement, Ian McEwan; un grand auteur contemporain paraît-il, sans doute le livre qui me tente le moins en ce moment
Lord of the flies, William Golding; ce tout petit petit mimi livre pèse sans doute beaucoup plus sur le coeur qu'il n'en a l'air capable
Sense and Sensibility, Jane Austen; cette auteure est sans doute celle que j'ai le plus envie de découvrir, limite j'en rêve la nuit
Persuasion, Jane Austen; et non il n'est pas sur la photo, mais que voulez vous, je l'avais mal rangé...
The colour of Magic, Terry Pratchett; j'ai pris le tout premier livre histoire de me faire une idée, j'espère que ça m'aidera à choisir comment lire la suite
Tout ces petits précieux dorment pour l'instant paisiblement dans ma bibliothèque.. Je les couve du regard tous les jours depuis mon lit, me languissant de tout ces bons moments en perspective..
Bisous sous la couette <3
Voir aussi: PàL francophone
Wednesday, October 14, 2015
Dune, Frank Herbert
Résumé:
Dans les temps de l'avenir, à l'époque où l'homme a conquis l'espace,
une planète désertique, Dune, suscite de multiples convoitises. Elle
recèle dans ses sables une épice fabuleuse, capable de prolonger la vie
et de développer les capacités de prescience de l'esprit humain...
NB: petit bémol sur l'édition Pocket, qui est bourrée, mais alors archi-bourrée de fautes de frappes et d'orthographe, notamment sur les noms. J'ai été sortie du récit des dizaines de fois à cause de ça grrrrr...
Avis:
Cela faisait deux ans que ce petit bouquin traînait dans ma PAL, tout piteux tout triste, que j'ai enfin ressorti glorieusement le mois passé !
Globalement j'ai trouvé le récit très prenant, même si l'immersion au cœur de l'univers de Dune ne se fait pas sans peine. Comme tout récit de science-fiction, il faut s'acclimater un peu avant de rentrer dans l'histoire. L'écriture de Herbert est très agréable à lire, j'ai été surprise qu'il ne raconte presque pas les combats d'ailleurs, mais ça ne m'a pas gênée.
J'ai senti qu'il y avait toute une mythologie, une religion, un système politique qui sont très travaillés, c'est même rare que je croise un livre aussi ancré dans une "réalité", et c'est à mon sens ce qui a fait sa force. Les manipulations politiques pourront peut être en rebuter certains, d'ailleurs ça m'avait un peu fait peur au début. Mais je me suis très vite laisser prêter au jeu, et j'ai trouvé toutes ces manipulations passionnantes.
Ce que j'ai préféré, ce sont les Bene Gesserit, ces prêtresses qui sont à la fois actrices et instruments des magouilles des politiques. Je mettrai un bémol sur le fait que ce soient les seuls personnages féminins intéressants, forts et sur lesquelles l'auteur s'attarde. Bref. Inutile de préciser qu'elles sont toutes, belles et dégagent une aura badass (manquerait plus que les gros seins). Enfin j'imagine qu'Herbert n'a pas cherché à stigmatiser ses personnages féminins, il suffit de le replacer dans le contexte des années soixante, où il était déjà heureux de lire au sujet d'un personnage féminin fort (et Jessica est mon héroïne).
J'ai aimé Paul, je me suis sentie proche de ses réflexions, ses émotions. Avoir accès à ses pensées et à ceux des autres personnages a beaucoup renforcé chez moi le sentiment de bien les connaître, et donc d'empathie. Clairement, les membres de la famille Atréides, ainsi que les Fremens, sont vraiment courageux, encadrés d'une aura de force et de détermination. Ces personnages m'ont vraiment soufflée par leur grandeur. On sent bien l'enjeu religieux et politique autour d'eux.
J'ai vraiment hâte de poursuivre mes aventures dans l'univers de Dune, qui me semble plus que prometteur...
Bisous sucrés <3
Friday, August 21, 2015
Dites leur que je suis un homme/ A Lesson Before Dying
Résumé:
Dans les années quarante, en Louisiane, Jefferson, un jeune Noir démuni et ignorant, est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis : l’assassinat d’un Blanc. Au cours du procès, il est bafoué et traité comme un animal par son propre avocat commis d’office devant la cour et, pour finir, condamné à mort. La marraine du jeune homme décide alors que ce dernier doit, par une mort digne, démentir ces propos méprisants. Elle supplie l’instituteur, Grant Wiggins, de prendre en charge l’éducation de Jefferson. Le face à face entre les deux hommes, que seule unit la couleur de la peau, commence alors…
Dans les années quarante, en Louisiane, Jefferson, un jeune Noir démuni et ignorant, est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis : l’assassinat d’un Blanc. Au cours du procès, il est bafoué et traité comme un animal par son propre avocat commis d’office devant la cour et, pour finir, condamné à mort. La marraine du jeune homme décide alors que ce dernier doit, par une mort digne, démentir ces propos méprisants. Elle supplie l’instituteur, Grant Wiggins, de prendre en charge l’éducation de Jefferson. Le face à face entre les deux hommes, que seule unit la couleur de la peau, commence alors…
Après ma lecture de Green Mile, j'ai voulu rester un peu dans la lancée de ce genre d'histoire, avec ce livre qui m'a été offert à mon anniversaire.
C'est un ouvrage assez court et simple à lire même en anglais, il est donc idéal quand on veut découvrir une histoire en peu de temps.
Je suis une grande amatrice de fantasy et c'est vrai qu'il est peu commun pour moi de lire de la littérature "réaliste", mais j'ai quand même eu l'impression d'être plongée dans un univers qui m'était complètement inconnu. On se retrouve dans une communauté noire d'Amérique, à une époque où l'esclavage a pris d'autres formes et où la ségrégation se fait plus forte que jamais. Pour la première fois de ma vie, je me suis mise dans la peau d'un personnage noir (pourquoi y en a-t-il aussi peu ????).
Grant Wiggins, le narrateur et personnage principal est un professeur désabusé qui enseigne tant bien que mal à des enfants conditionnés pour être à jamais les serviteurs des blancs. Il met le doigt sur l'humiliation permanente que sa communauté subit. Avec un regard extérieur, on se dit que c'est fou qu'à une époque on ait pu traiter ses semblables de la sorte.
Si le livre n'apporte pas de retournement incroyable, il parle d'humanité, de fraternité et éclaire sur des choses qui sont toujours d'actualité. Le personnage de la marraine est touchant, Jefferson est déroutant, Grant est modeste mais inflexible.
A lire si La Ligne Verte vous a plu, et si vous souhaitez voir à travers d'autres yeux.
Bisous paillettes !
Monday, July 27, 2015
Wild, Cheryl Strayed
Lorsque j'ai d'abord entendu parler de Wild, c'était sur la chaîne de Margaud Liseuse, lorsqu'elle a consacré une vidéo entière à ce livre. J'ai été forcément titillée, vu que je suis rarement déçue par ses avis, mais ce qui m'a poussée à franchir le pas, c'est le Book Club de Juillet de Livraddict qui s'organise autour de ce livre.
Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Straye enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.
Je l'ai lu en V.O, dans les éditions Atlantic Books, ce qui donne un livre de poche léger, mais écrit petit. Je le signale car souvent en V.O on commande sans vraiment savoir ce qu'on prend. Si une petite police vous rebute, prenez chez une autre maison d'édition ;)
Autant l'annoncer tout de suite: ce livre est une véritable découverte, un vrai coup de coeur!
Les road-trips ne sont généralement pas le genre d'histoire qui me tente le plus, mais c'est une colle qui prend bien chez moi quand il s'agit d'un livre à bouquiner en été.
Je me suis attaché à Cheryl très rapidement, il y a eu une grande part d'identification d'ailleurs, j'ai eu l'impression d'être moi-même en train de faire ce trail.
Le passé de Cheryl, tout comme les raisons qui l'ont poussée à faire ce trail ont été des récits poignants autant que fascinants. Elle nous raconte sa douleur, physique comme psychologique, et nous la suivons dans son périple en quête d'apaisement.
C'est un livre qui raconte quelque chose qu'on peut oublier facilement: un deuil ne se fait pas tout seul, ni en deux minutes. Quand on perd un être cher, ça nous enlève un bout de soi-même, ça nous déchire et on est perdu, parfois pour longtemps.
Pour moi ce livre fait partie du cercle très fermé des "livres pansements", qui ont eu un réel effet guérisseur sur moi. Vivre ce livre, ç'a été un bonheur, une épreuve, mais surtout, une façon d'en apprendre plus sur moi-même.
Bisous mes agneaux !!
Résumé:
Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Straye enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.
Format:
Je l'ai lu en V.O, dans les éditions Atlantic Books, ce qui donne un livre de poche léger, mais écrit petit. Je le signale car souvent en V.O on commande sans vraiment savoir ce qu'on prend. Si une petite police vous rebute, prenez chez une autre maison d'édition ;)
Avis:
Autant l'annoncer tout de suite: ce livre est une véritable découverte, un vrai coup de coeur!
Les road-trips ne sont généralement pas le genre d'histoire qui me tente le plus, mais c'est une colle qui prend bien chez moi quand il s'agit d'un livre à bouquiner en été.
Je me suis attaché à Cheryl très rapidement, il y a eu une grande part d'identification d'ailleurs, j'ai eu l'impression d'être moi-même en train de faire ce trail.
Le passé de Cheryl, tout comme les raisons qui l'ont poussée à faire ce trail ont été des récits poignants autant que fascinants. Elle nous raconte sa douleur, physique comme psychologique, et nous la suivons dans son périple en quête d'apaisement.
C'est un livre qui raconte quelque chose qu'on peut oublier facilement: un deuil ne se fait pas tout seul, ni en deux minutes. Quand on perd un être cher, ça nous enlève un bout de soi-même, ça nous déchire et on est perdu, parfois pour longtemps.
Pour moi ce livre fait partie du cercle très fermé des "livres pansements", qui ont eu un réel effet guérisseur sur moi. Vivre ce livre, ç'a été un bonheur, une épreuve, mais surtout, une façon d'en apprendre plus sur moi-même.
Ce livre est un coup de cœur pour moi également !
Bisous mes agneaux !!
Monday, June 8, 2015
Green Mile/La Ligne Verte, Stephen King
Résumé:
Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 30, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932.
La ligne verte est le reflet d'un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.
Lu en version originale.
Mon avis sur l'histoire:
J'avais vu le film La Ligne Verte il y a déjà plusieurs années de cela, avec le souvenir d'une vive émotion et d'avoir été complètement bouleversée. Je ne me souvenais cependant de plus grand chose au niveau de l'histoire en elle-même, ce qui fait que ça n'a pas du tout influencé ma lecture.
L'histoire se déroule dans deux trames narratives différentes: la maison de retraite où se trouve le narrateur Paul Edgecombe, et 1932, au moment des faits. J'ai trouvé que l'alternance de ces deux trames était très intéressante pour faire monter le suspens, puisque les phases de maison de retraite introduisent chaque partie du livre.
Comme pour la plupart des livres de King, le suspens est très bien travaillé, et à chaque fin de chapitre, on n'a qu'une envie, c'est de dévorer la suite, pour apprendre ce qu'il s'est passé. Les retournements narratifs s'enchaînent dans une logique naturelle, chaque événements servant la suite de l'histoire.
Le style/la narration:
La lecture en V.O s'est faite toute seule, je recommande vivement à ceux et celles qui ont à partir d'un niveau d'anglais moyen. La version papier que je possède, achetée d'occasion est très particulière: elle est divisée en six tomes qui ont été parus chaque mois à l'époque (1996, éditions penguin). Ce format peut être contraignant, mais j'ai bien aimé, on a l'impression de lire un livre tout petit, la quantité de pages à lire fait beaucoup moins peur, surtout si on lit dans une langue qui n'est pas la nôtre.
King a cherché une écriture périodique, comme ce que Dickens a pu faire au 19e siècle, ce qui a représenté un défi d'écriture pour lui. Pour avoir lu Dickens, je pense qu'on retrouve bien ce suspens à chaque fin de chapitre, qui est typique de ce genre de publication (utilisé pour tenir en haleine le lecteur afin qu'il achète la suite le mois suivant).
Pour ce qui est du style de King, en V.O c'est du vrai velours. J'avais lu il y a deux ans Shining, et je trouvais la traduction médiocre. C'est simple: une traduction est médiocre si vous trouvez que la phrase que vous lisez ne fait pas naturel, c'était le cas là. King utilise des images et un langage contemporain qui parleront à tous, tout en faisant des références plus pointues au fil des pages. Il a une façon très habile d'aller d'un élément à un autre, dans un style très concret et visuel.
Les personnages:
Les détenus, représentent des images de criminels qui sont antagonistes, illustrant ainsi qu'il n'y a pas de profil défini pour les meurtriers, et que c'est cela qui est effrayant.
John Coffey est une énigme pour Paul, un homme qui a peur du noir, condamné à mort pour avoir violé et assassiné deux petites filles. C'est un personnage touchant doté d'une force mystique. Autant vous dire que je l'ai beaucoup aimé.
Pour ce qui est de l'équipe du bloc, il y a évidemment Percy, cette petite râclure qui illustre parfaitement le fait que les rebuts de l'humanité ne se trouvent pas forcément en prison. Tout le monde connaît ce personnage immonde, qui remet bien en perspective les questions de bien et de mal. Les autres membres de l'équipe ont leur humanité, ils ne sont pas là que pour le décor et on sens bien que tout comme Paul, cette aventure va les changer.
Mon avis global:
Je ne peux que recommander ce livre, qui prend aux tripes et tire des larmes. L'adaptation cinématographique est également une belle réussite, donc je vous conseille à la fois la lecture et le visionnage. Pour un premier King, je vous le conseille vivement, d'autant plus que même s'il y a certaines scènes difficiles, il n'y a pas de scènes effrayantes.
Lisez le cet été mes bouchons ;)
Tuesday, December 9, 2014
Des Fleurs pour Algernon, Daniel Keyes
Ce livre m'a tapé dans l’œil
quand j'ai regardé un épisode de CROSSED sur le film Le Cobaye.
Ne me demandez pas pourquoi,
mais ça me tentait bien de lire l'histoire d'un jeune homme
mentalement retardé qui subit une opération afin de devenir
intelligent.
Ce livre est un véritable
rafraîchissement quand on a besoin de changer un peu de genre
d'histoire et de narration. Pourtant ce n'est rien d'incroyable: nous
sommes dans le New York des années cinquante, Charlie Gordon écrit
un journal un peu avant puis après son opération, ainsi on peut
suivre l'évolution pas à pas de cet homme dans sa nouvelle façon
d'être.
Le
début peut être assez difficile à lire, puisque Charlie écrit
avec beaucoup de fautes d'orthographes, de conjugaison, de syntaxe,
c'est un peu la fête du slip les premières pages.
Clairement,
je ne le conseille pas du tout en lecture V.O, parce que l'anglais
bourré de fautes ça doit être compliqué les amis. Au passage, je
salue le travail du traducteur sur ces passages.
Clairement,
pour moi, ce livre a été une claque.
Ce
n'a pas été non plus un coup de cœur, mais tout de même. je ne
pense pas qu'on puisse lire ce livre et y rester indifférent.
Ce
livre fait partie de ceux qui vont faire réfléchir sur certaines
choses: qu'est-ce que l'intelligence?
Pourquoi pense-t-on que
quelqu'un est plus intelligent que quelqu'un d'autre? L'intelligence
a-t-elle des limites et des failles?
C'est
vraiment passionnant de voir ce bonhomme paumé de la vie qui
finalement continue de rester ce qu’il est au plus profond de
lui-même malgré une augmentation de son Q.I.
Charlie
est très attachant, d'abord du fait que nous entrons totalement dans
l'intimité de sa vie de part le journal intime, mais surtout parce
que nous suivons son évolution: on assiste à la croissance
accélérée d'un enfant qui devient adolescent puis adulte
intellectuellement.
Au
départ il prend conscience qu'on ne le voyait que comme un objet
d'étude, même pas comme un être humain. Puis plus son intelligence
augmente, moins il admire les personnes qu'il considérait comme
"intelligentes" avant de le devenir lui-même. Et lorsque
son intelligence elle-même commence à dépasser celle des plus
grands savants, il se retrouve alors aussi seul et rejeté que ce
qu'il a pu être avant son opération.
Sa
relation avec Alice est également très belle: toute l'intelligence
du monde ne parvient pas à l'aider à surmonter, comprendre ou mieux
gérer ses sentiments pour elle. Ils ont une relation qui est
sincèrement touchante, voire poignante à certains moments.
Quelques
mots sur la fin du roman, sans spoiler bien sûr: j'ai été
totalement bouleversée, j'en ai versé des larmes. Cette fin est
tout à fait appropriée, on peut s'y attendre mais ça n'enlève
rien à la magie émotionnelle qui est crée.
Pour résumer, je pense pouvoir aisément dire que ce livre est un petit bijou à ne pas manquer !
Si
une introspection dans l'humanité vous tente, embarquez dans le
voyage avec Charlie, vous ne le regretterez pas !
Friday, August 15, 2014
L'histoire de Pi/ Life of Pi, Yann Martel
Comment ai-je pu avoir envie de lire ce livre ?
Eh bien lecteur, sache que je suis une jeune fille influençable, et qu'il ne m'a fallu qu'un marque-page pour commencer cette lecture. Lors d'un voyage en Angleterre, je m'étais trouvé un marque-page super chouette intitulé "50 books to read before you die", et comme tu me vois venir, ce livre en faisait partie.
La seconde raison qui m'a poussée à lire cet ouvrage est l'édition particulière que je me suis procurée: édité par Harrap's en version originale, ce livre explique en marge les mots et les expression difficiles. Trouvant le concept intéressant, j'ai voulu essayer pour voir si ce concept était vraiment une bonne idée.
J'ai été très surprise par ce livre, dans le bon sens heureusement.
Autant l'avouer tout de suite: je ne voyais pas ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant dans l'histoire d'un adolescent coincé sur un bateau de survie avec un tigre. J'étais très curieuse de voir ce que pouvaient raconter ces 381 pages.
Et je n'ai pas été déçue !
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, aussi incroyable que cela puisse paraître en voyant le résumé, ce livre est passionnant. Il est divisé en trois partie, dont la partie centrale raconte donc la fameuse dérive sur le bateau de survie avec le tigre.
La première partie est très intéressante, elle apporte une réflexion sur la vie et sur les choses qui nous entourent qui est très intéressante. J'ai beaucoup, beaucoup aimé le fait que Pi (Piscine Molitor Patel de son nom complet... l'histoire de ce nom est fabuleuse) soit un fervent pratiquant de trois religions différentes: l'hindouisme, le christianisme et l'islam. C'est très intéressant de voir qu'il choisit d'aimer son Dieu à travers trois convictions différentes, qu'il les rassemble pour faire quelque chose à sa sauce dans laquelle il se sent bien, sans haine ni contradictions. Toutes les religions qui se tapent dessus devraient lire ce livre...
J'ai aimé la vie au zoo, les petites anecdotes sur le nom du tigre, sur les professeurs de Pi, sur le surnom qu'on lui a donné à l'école. Ça rend le récit très vivant et captivant.
On ne dirait pas comme ça, mais il lui arrive plein de choses sur ce bateau.
Les cent premières pages de la deuxième partie sont consacrées aux premiers jours, puis la temporalité se rétrécit pour ne livrer que les épisodes marquants du périple. Les rebondissements sont totalement inattendus, il y a deux ou trois épisodes dans ce livre qu'on ne voit pas du tout venir et qui donnent une dynamique incroyable au récit.
J'aime aussi beaucoup les touches d'humour ou d'ironie qui sont apportées, certains épisodes glauques ou difficiles passent mieux ainsi. Pi est un personnage auquel on s'attache vite, d'abord parce qu'il a trois religions et que je trouve ça juste hors du commun, ensuite parce que nous lisons le récit d'un homme plus âgé qui parle de ce qu'il a vécu jeune. Pi a une distance critique intéressante par rapport à son histoire. Pour ce qui est du tigre, curieusement, je m'y suis attachée aussi, avec ses gestes et ses expressions quasi humains. La relation entre les deux êtres sur ce bateau est une cohabitation pacifique, avec un rapport de force dominant/dominé. Ce que je trouve intéressant, c'est que Pi précise bien que sans ce tigre, il serait sans doute mort sur ce bateau.
Globalement, je dirais que le message de ce livre est que l'être humain est quelque chose de formidable, un animal parmi tant d'autres qui ne vaut ni plus ni moins, et que la nature est bien faite. Du moins c'est ce que j'en ai retenu. Le message religieux ne mettra en colère ni les croyants, ni les athés. Il suffit d'avoir l'esprit ouvert et d'accepter que les opinions divergent et on découvre un vrai message de tolérance dans ce livre.
Pour ce qui est de cette édition particulière, je dirais qu'elle ne m'a pas été très utile.
Après, j'ai déjà une base de vocabulaire suffisante pour ne pas me sentir gênée quand je ne comprends pas un mot.
Quelques fois j'ai eu recours aux notes de la marges et j'aurais plusieurs remarques à faire sur le sujet:
- tout d'abord, il y a tellement de notes qu'on a parfois du mal à retrouver la note qui nous intéresse.
- ces traductions ne sont valables que pour le contexte du livre ou de la phrase dans laquelle se trouve le mot. Il est très probable que si vous apprenez un mot grâce à ce livre et que vous le retrouvez ailleurs, il n'ait pas le même sens.
- je trouve certaines traductions un peu limitées, mais elles peuvent être suffisantes pour des débutants
Sur ce, je vais aller voir l'adaptation ciné !
Wednesday, July 23, 2014
A Song of Ice and Fire, petit bilan (sans spoiler)
L'année dernière avant mes partiels je découvrais la série ultra connue Game of Thrones (notez que commencer cette série avec les partiels approchants n'est PAS une bonne idée), et je suis devenue complètement accro.
Comme à chaque fois que je regarde une adaptation qui me plaît, je me jette toujours sur le bouquin d'origine. Et là il faut vous accrocher mes amis, parce que George R.R. Martin, l'auteur des livres, a beaucoup, BEAUCOUP écrit.
Je pense que toutes les intégrales doivent totaliser entre 4000 et 5000 pages (non je n'ai pas mis un zéro en trop), ce qui est juste ÉNORME. Je ne pense pas qu'on puisse se rendre compte, mais ce bon monsieur a juste fait un travail de titan dans cette série, qui n'est même pas encore finie.
On commence même à dire sur internet qu'il n'arrivera jamais au bout de sa saga.
J'avais tendance à me dire que ces gens exagéraient, mais parvenue à la fin de l'intégrale 5, je ne peux que penser la même chose.
L'histoire est une fresque tellement immense et exhaustive que je peux vous assurer qu'on est encore loin du dénouement final de la série. Enfin j'espère.
Au lieu de rédiger consciencieusement une revue pour chacune des intégrales (dont les premières commencent à se faire loin dans mes souvenirs), je préfère plutôt vous faire un gros bilan. Évidemment, je reviendrai sans doute sur les thématiques et les personnages de cette saga, puisque j'ai déjà repéré plusieurs choses très intéressantes à étudier.
Ce qu'on retient souvent de la série, c'est la violence et le sexe.
Et je ne sais pas si c'est juste moi, mais je trouve qu'ils se sont fait drôlement plaisir chez HBO.
Il ne se passe pas un épisode sans qu'on voie des seins ou une paire de fesses, ce qui devient vite lassant. Les bouquins présentent infiniment plus de subtilité: la violence se fait aussi psychologique que physique, et le sexe ne pointe pas le bout de son nez (haha) toutes les deux pages.
Nous sommes dans un cadre de fantasy classique, avec des codes d'honneur et des traditions purement médiévales, on retrouve donc tous les motifs de cette période: la femme bonne à marier, les alliances entre les différentes maisons, les chevaliers, pas d'électricité, des épées, des rois, de la magie et des dragons.
Mais comme vous êtes intelligents, je suis certaine que vous me voyez déjà venir d'ici...
C'est de la fantasy classique... OUI, MAIS !
Mais il y a plusieurs éléments qui rendent cette saga unique, efficace et passionnante:
- Le rôle des femmes
Les femmes ont beau être considérées comme des morceaux de viande vendus aux Lords en mariage pour sceller des alliances entre les maisons, elles ne se laissent pas faire pour autant. Je peux citer comme exemple absolu la petite Arya, deuxième fille des Stark, garçon manqué qui rêve de vengeance.
Mais d'autres personnages féminins donnent une vision beaucoup plus fraîche des femmes dans ce genre, comme Brienne de Tarth (femme "chevalier"), Cersei Lannister (reine fière et mère dévouée, mais un peu idiote quand même), Asha Greyjoy (pourquoi a-t-on changé son nom dans la série ???) et bien sûr la fameuse et tant aimée Daenerys Targaryen.
- Les Autres/ Les Marcheurs Blancs (The Others/ the White Walkers).
- Absolument rien n'est manichéen dans ces livres.
On peut comprendre les motivations et les sentiments de ces deux camps qui s'affrontent.
D'ailleurs j'éprouve un amour particulier pour les personnages les plus ambigus comme Tyrion, Littlefinger (Petyr Baelish), Varys, et Theon Greyjoy, qui ont des rôles essentiels d'ailleurs. Je dis ça, je dis rien.
- "L'effet Harry Potter"
Game of Thrones a eu tout simplement le même impact qu' Harry Potter sur moi.
Évidemment c'est une saga beaucoup plus adulte, beaucoup plus dure, crue et complexe (quoique...), mais ça ne la rend que plus fascinante. Oui c'est vrai, il y a des quantités ahurissantes de personnages qui se croisent, qui s'en vont et qui reviennent, qui disparaissent, qui jouent sur plusieurs plans...
Ça peut paraître compliqué mais le rythme des livres est suffisamment lent pour qu'on ait le temps de prendre le pli.
Pour ceux qui ont envie de lire les livres en commençant par là où la saison 4 s'est terminée par exemple, je vous le déconseille, vous risquez d'être déboussolés, la temporalité n'est pas du tout la même, et la série a pris quelques raccourcis pour simplifier les choses (ce qui est normal).
Comme avec l'univers d'Harry Potter, celui de Game of Thrones est crédible, quand je lis ces livres, j'ai envie d'y croire de toutes mes forces tellement cet univers est imprégné de sa propre histoire et de sa propre culture.
Je vais m'arrêter là pour l'instant, mais c'est sûr et certain que je reviendrai sur cette saga, tant je la trouve incroyable.
Si vous aimez la série, vous allez adorer les livres, c'est sûr !
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