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Wednesday, August 3, 2016

Ce qui nous lie, Samantha Bailly

Synopsis:

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.




Mon Avis :

Samantha Bailly est une autrice au talent certain. Son écriture est fluide, captivante, à la fois limpide et percutante. J'ai aimé ses phrases courtes qui trouvent efficacement le chemin de mon cœur. L'histoire d'Alice a trouvé sa résonance dans la mienne, avec des fils de mystères qui s'entremêlent tout au long du récit. Les flashbacks ajoutent beaucoup au récit, font monter le suspens, tout en apportant petit à petit des clés pour mieux comprendre le présent.

Les personnages sont tous attachants, entourés de leurs petits mystères. On ne s'attend pas forcément à découvrir ces personnalités derrières les descriptions de départ, et j'ai découvert avec plaisir qu'on ne juge pas un livre à sa couverture...
 Il s'agit d'une romance, mais ce n'est jamais plan plan, jamais mièvre ou trop prévisible. Alice a été abîmée par la vie, elle s'est endurcie et traîne sa méfiance à travers sa nouvelle vie, naufragée au milieu de débris intérieurs. Suivre son évolution au fil du roman a fait battre mon cœur à la folie. J'avais l'impression d'être avec une amie qui m'ouvrait son journal intime, et j'avais envie de partager sa peine et ses joies.

J'ai trouvé la fin du récit parfaite. C'était tout ce qu'il me fallait pour être totalement transportée. Pendant tout le roman, j'étais persuadée d'avoir tout deviné, en formidable Herculette Poirette que je suis. Mal m'en a pris, je suis tombée sous le charme d'une fin étonnante, qui m'a fait l'effet d'un rayon de soleil final. 

Bref, j'ai été vraiment emballée par ce roman, qui m'a apporté fraîcheur et amour après être allée voir Conjuring 2, ça m'a fait beaucoup de bien.

Prenez soin de vous !

Bisous choupinous <3

Monday, May 2, 2016

Le Visiteur du Futur : La Meute, tome 1; Après l'heure c'est plus l'heure, François Descraques

Synopsis:
 
Année 2550 : Le Visiteur est un mystérieux voyageur du temps. Il tente de sauver l'humanité des catastrophes qui la conduiront à sa perte... Et il est bien placé pour le savoir : il en a été témoin !
Mais d'où vient le Visiteur ? Quel est son passé ?
Et si une information capitale pour le destin du monde se trouvait enfouie dans ses souvenirs ? Ne faudrait-il pas que quelqu'un remonte le temps... et explore ses souvenirs d'enfance ?




Mon Avis :


Pas grand chose à dire sur ce premier tome tant il est court. Je pense que vous aurez droit à la revue littéraire la plus courte de l'histoire de l'humanité.

Le style de Slimane-Baptiste Berhoun est ce que je retiens principalement : le "quatrième mur" est brisé à diverses reprises (oui, j'utilise des termes cinématographiques, et ouais, tu vas faire quoi ??), mais ce n'est jamais lourd, et toujours bien amené. On pouvait s'y attendre, pour un livre qui raconte la suite d'une web série, c'est un procédé qui convient parfaitement à l'histoire. De plus, je n'avais pas vu un seul des épisodes du Visiteur, et ça ne m'a pas empêché  d'apprécier ma lecture. Mieux : ça m'a intrigué, et je ne suis pas contre lire la suite de ce récit. Cependant, si j'ai aimé l'humour, les personnages et l'univers qui sont créés, je m'interroge quant à la pertinence d'un récit aussi court (plus court que Les Foulards Rouges), ce qui donne peut de temps au lecteur pour se sentir réellement impliqué dans le récit. Mais ça c'est seulement mon ressenti...

Pour vous faire une première idée sur cette série livresque, vous pourrez retrouver ce premier tome gratuitement sur le site des éditions Bragelonne.


Bisous mécanomimis <3

Friday, May 8, 2015

Poison, Sarah Pinbourough

Un petit bouquin qui a fait beaucoup de bruit sur la toile, voyons donc ce qu'il a dans le ventre !!

Résumé:

Blanche-Neige revisité, dans une magnifique édition illustrée : prenez tous les éléments du conte de fées classique que tout le monde connaît (le beau prince, la reine jalouse, la belle princesse, et bien sûr l'empoisonnement) et ajoutez un côté moderne à tous les personnages, à leurs motivations et leurs désirs. Drôle, contemporain et sexy.



 Mon Avis

Je ne suis pas très habituée aux réécritures de contes, je pense que de ma vie, je n'ai lu que les version des frères Grimm et de Perrault. Vu l'engouement que ce livre a connu à sa sortie, il y avait de quoi titiller ma curiosité..

Lire une réécriture m'a donné une impression de rafraîchissement quant au conte original de Blanche-Neige. J'ai beaucoup apprécié d'avoir le point de vue de la méchante belle-mère en entrée de matière, et le personnage en lui-même m'a emballée. C'est une personne très jeune, une beauté nordique forcément jalouse d'une Blanche-Neige à la chevelure noire et aux formes plantureuses.

Mais.

Blanche-Neige a des formes; MAIS sa jambe est "mince", elle est "légère". BON. Qu'est-ce que ça veut dire au final ??? Moi j'aurais bien ma petite idée: l'auteure a tenté l'originalité d'un personnage qui a des formes, mais s'est fait vite rattrapé par les stéréotypes des personnages de contes (et de Disney). Je soupçonne également la traduction de s'être fait un peu vite, on ne sait jamais, l'erreur est humaine. 

J'ai été séduite par la description des conditions de vie difficiles des nains, de leur vie quotidienne. Ça m'a beaucoup touchée, et ça donne un autre regard sur le dessin animé (n'est-ce-pas Disney?).
De plus, Blanche-Neige est un personnage hors du commun: un peu sauvage et casse-cou, elle monte à cheval, a les cheveux en bataille, refuse de porter des corsets qui serrent.

Mais

Blanche-Neige est douce, aimable, attentionnée, généreuse, altruiste, elle sait se comporter en société, sait se soumettre à son prince quant elle sent qu'il risque de partir, se marie sur un coup de tête (même Disney n'avait pas fait aussi rapide). Bon. Je n'ai pas du tout accroché à ce personnage que je trouve bancal, même en admettant qu'on soit dans un conte de fée.

L'intérêt d'une réécriture de conte de fée, c'est d'apporter quelque chose au conte, lui donner une autre dimension. C'est donner d'autres pistes de réflexions sur ce qui a pu "vraiment" se passer ou pas. Pour cela, la méchante belle-mère est la plus réussie, aussi froide qu'incertaine, aussi calculatrice que faillible, Lilith est réussie. Le prince, dans sa façon de manipuler la vérité des faits s'est révélé être beaucoup plus intéressant qu'au premier abord (il m'a fait penser à Charming dans Shrek). 

Les scènes de sexes n'étaient pas trop lourdes, ni trop longue, donc pour ça aucun soucis. A cause de ça, je ne conseillerai pas ce livre avant seize ans, et encore faut pas déconner (Puritanisme bonsoir!). 

Bilan en demi-teinte pour moi. Je ne sais pas si je lirai la suite, parce que clairement, je ne sais pas si ça en vaut la peine.


Bisous sur la fesse gauche.

Wednesday, June 4, 2014

Terrienne, Jean-Claude Mourlevat

Ce livre dormait dans ma PAL depuis pas moins de trois ans, ce qui commençait à être long, n'est-ce pas ?

A l'occasion de la fin de l'année scolaire, des vacances et de toutes ces joyeusetés, je me suis donc attelée à faire baisser le niveau de ma pile à lire, en commençant par ce vétéran des bouquins non lus.

J'avais acheté ce livre juste pour son auteur, ce qui est très rare pour moi (ça m'est arrivé avec Jean-Luc Marcastel, Serge Brussolo ou encore Haruki Murakami), mais j'ai une admiration sans bornes pour cet auteur. Il a écrit Le Chagrin du Roi Mort, qui est sans doute son livre le plus connu, mais mon petit chouchou restera toujours Le Combat d'Hiver, qui est un de mes coups de cœur de tous les temps. Vraiment. Sans rire, allez le lire. Vite.


Bref, Terrienne raconte l'histoire d'Anne, une jeune fille dont la sœur a disparu.
En passant sur une certaine route non loin de Saint-Étienne (élue la ville la plus sexy de l'année 2011), elle parvient à atteindre une dimension/ un univers parallèle où elle apprend que sa sœur est retenue prisonnière.
Elle se retrouve donc dans un monde où les humains ne respirent pas, ne pleurent pas, cliquètent au lieu de rire et éprouvent un profond dégoût pour les Terriens. Ces derniers sont réduits à l'état de légende, et le bruit, la saleté, le contact physique, les odeurs, et la cuisine sont des choses qui sont inconnus de ces êtres qui sont finalement... peu humains.

Ça peut paraître un peu farfelu comme synopsis, et je pense que si on est un écrivain médiocre (=moyen) le concept n'aurait sans doute pas collé. Mais ici, on parle de Jean-Claude Mourlevat.
Et cet auteur est bon, son écriture est fluide, et ses univers, quels qu'il soient, sont toujours convaincants. Ses histoires n'ont pas de pitié pour les personnages, si quelque chose de douloureux et de choquant doit arriver, le lecteur n'est pas épargné. Et c'est bon !

C'est un auteur qui ne se fiche pas des ados, et ça fait plaisir.


J'ai trouvé l'univers parallèle au nôtre absolument convaincant.
Pour éviter que le lecteur ne se sente totalement étranger avec ce monde, l'auteur utilise des hybrides entre les humains et ces êtres là pour expliquer et décrire cet univers. Les hybrides sont à la fois humains comme les terriens, et humains comme les personnes de ce monde parallèle, ce qui fait qu'on découvre les habitudes terriennes à travers le regard de personnes qui n'y sont pas du tout habituées, et c'est très amusant.
La nostalgie d'Anne pour son monde est contagieuse et on n'a qu'une envie: se rouler dans l'herbe et inspirer la vie à pleins poumons.

En parlant de respirer, je trouve que c'est très intéressant de faire de la respiration la différence fondamentale entre ces deux espèces d'humains. Ceux qui ne respirent pas, avec leur poitrine inerte, ont l'air d'être des robots (voire des cadavres ambulants). D'ailleurs l'analogie se poursuit avec leurs voix métalliques et leurs cliquètements.
Ces êtres n'ont pas grand chose d'humain, et semblent à la recherche d'humanité. Ce sont les grands dirigeants de cet univers qui peuvent "profiter" de la présence d'humaines, ce qui montre bien que l'humanité représente finalement la récompense suprême dans ce monde. Mais c'est une fascination qui n'est pas de notoriété publique. Les autorités du pays entretiennent le mystère et le mythe autour des humains, martelant que ce sont des créatures imaginaires.

Bien sûr dans tout ce fouillis, il y a une histoire d'amour, sinon c'est pas drôle. Et là encore, j'ai été agréablement surprise par la relation entre Anne et Bran Ashelbi (Game of Thrones represent!) qui n'est pas trop stéréotypée. C'est un peu cliché quand même parce qu'ils s'aiment au premier regard, mais ça ne m'a pas gênée plus que ça. J'ai vraiment ressenti la même façon de traiter l'amour que dans Le Chagrin du Roi Mort ou Le Combat d'Hiver.
L'auteur décrit des relations qui ne sont pas idylliques, l'amour et l'affection sont sincères, mais les deux héros doivent franchir des obstacles énormes avant de pouvoir se faire un bisou. Personnellement je suis assez fan de cette "formule" d'amoureux dans les romans.

(attention, cette partie peut représenter un spoiler si vous avez déjà lu le Combat d'Hiver)
Je rajoute quelques mots pour Torkensen, l'ami de Bran, qui me fait terriblement penser à Milos du Combat d'Hiver, qui est un des personnages de fiction que j'aime le plus au monde. Rien que ça. Bon il n'est pas aussi incroyable, mais il est touchant et courageux également.

Si vous avez lu et aimé Terrienne, je vous conseille donc chaudement tous les autres bouquins de Mourlevat.

A bientôt, et bonne lecture !

Tuesday, May 20, 2014

Le coup au coeur, nos étoiles contraires

J'ai fini ce livre hier.

Mon nez est encore rougi.

Mon coeur est encore tout retourné.

Cette lecture m'a fatiguée tant j'ai pleuré.



Nos étoiles contraires, ou The Fault in Our Stars dans sa version originale est LE livre qui a fait parler de lui dernièrement. Même moi qui suis indifférente à l'actualité littéraire, je n'ai pas pu passer à côté, c'est dire.

oui, je prends mes mouchoirs en photo pour illustrer ma tristitude


J'ai quand même mis un peu de temps à commencer cette lecture, parce qu'on va pas se le cacher, le thème du cancer est quand même très très sensible.
En lisant les critiques, j'ai pu voir que ce livre était selon beaucoup de monde, aussi drôle que triste, aussi touchant que révoltant.
Bref, une perle quoi.

Ce livre a été publié dans le rayon jeunesse, et je me surprends toujours à voir le gouffre qu'il peut y avoir entre un livre pour ado et un autre livre pour ado. Ce livre est très réaliste, et pourrait constituer une bonne introduction au thème du cancer.

Quand je l'ai refermé hier soir, j'ai compris pourquoi il avait eu autant de succès.
Tous les ingrédients classiques d'une romance d'ado sont là: des prénoms bizarres (Hazel et Augustus ???), un coup de foudre immédiat, des paysages romantiques, un obstacle qui rend l'amour impossible mais en fait pas trop...

Bien sûr l'obstacle ici, c'est le cancer, cette menace invisible qui attaque leur corps.

une adaptation qui ne sent pas très bon...

J'ai trouvé que tout l'aspect "maladie" était très (trop) bien rendu, notamment avec les joues de Hazel gonflées par la cortisone.

D'ailleurs je prie très fort pour que l'adaptation cinéma respecte ces aspects difficiles du cancer: les sondes, la nausée, la douleur, le regard des autres, le sentiment d'impuissance... Parce que je pense que sinon, ce film ne parlera pas vraiment de cancer, et si on y représente des acteurs frais et dispos à la peau lisse, je serais très fâchée. Je vais sans doute être très fâchée.


post-its= passages qui m'ont touchée à mort

J'ai lu ce livre en seulement trois séances et en trois jours, je l'aurais sans doute lu d'une traite s'il n'avait pas été une épreuve à lire. Je ne veux pas dire par là que c'est mal écrit, où que l'histoire n'est pas intéressante, bien au contraire. Ce livre fait très "vrai", à un point que j'ai eu du mal à le supporter parfois, sans doute à cause de ces trucs personnels qui ne regardent que moi, mais que je suis obligée de mentionner pour expliquer le bouleversement qu'a provoqué ce livre chez moi. J'ai malheureusement croisé le cancer dans ma vie (ce n'était pas moi la malade), et lire des choses que j'ai connu de près a été une véritable épreuve pour moi.
On dirait pas comme ça, ce ne sont que des phrases, mais elles sonnent de façon terrible quand on connaît cet univers. Les petites vérités de Van Houten m'ont vraiment fait très mal aux souvenirs. Ce personnage secondaire est responsable de beaucoup de larmes, bouh le vilain.

Je ne peux d'ailleurs que saluer l'initiative de l'auteur de rappeler que ce livre n'est qu'une fiction. Tout au long du roman, on va effectivement croiser des clins d’œils qui rappellent que ce livre n'est qu'une histoire inventée. L'amour de Gus pour les métaphores en est un bon exemple. Je trouve ce rappel salvateur: les personnages sont faits de papier ma grande, tout va bien, tu es au chaud 
sur ton canapé.


Pour ce qui est de ces êtres de papiers, je me suis très vite attachée à eux, ils sont plus lucides que la plupart des adultes de la vraie vie sur leur situation. La douleur et la mort sont leur quotidien, mais ils continuent de vivre leur vie, Hazel fait des études universitaires, et Gus est au lycée.

Ils doivent faire face au regard des autres, qui ont pitié d'eux parce qu'on sait qu'ils vont mourir, et que c'est triste parce qu'ils ne sont encore que des enfants. Je déteste ces regards, tout comme Hazel, et je préfère également qu'on dise la vérité, même si elle est difficile à entendre.
Ici, la vérité toute crue toute nue vous gifle le visage: on ne nous promet pas un espoir de rémission quelconque, non, il est établit dès le départ que Hazel sera malade toute sa vie (et que donc sa vie sera sans doute courte).

Gus quant à lui, incarne un peu l'idée qu'on a envie de se faire d'un malade du cancer: la personne positive à outrance, qui va se battre pour faire quelque chose de sa vie et que tout le monde admire. Mais on ne tombe pas trop dans la caricature, bien que je tique un peu sur l'accumulation de tant de perfection: il est beau, musclé, il joue aux jeux vidéos, il est protecteur et aimant, héroïque et amputé. Du coup, là, sans mauvais jeu de mots, ce personnage peut paraître boiteux au début du livre.

Les moments émouvants sont très très trèèèès nombreux, tellement qu'avant de me poser pour lire mon livre je m'arrangeais pour ne pas avoir à sortir avec ma tête de cocker triste aux yeux rouges. Je ne peut pas lire ce genre de livre en public, les gens se demanderaient pourquoi je pleure. 

Alors, j'avais lu que ce livre était un ascenseur à émotions, pour moi ça n'a pas vraiment été le cas. Les passages qui sont drôles, voire franchement drôles sont noyés par le reste. Là encore, c'est sans doute à cause de mon vécu, mais je ne trouve pas que ce livre ait suffisamment de joie pour qu'on dise qu'il est aussi joyeux que triste.


Alors bien sûr, je conseille ce livre, à tout le monde, enfants comme adultes, d'autant plus que ce qu'il a une écriture simple (mais des propos durs). Il peut donc se lire facilement par n'importe qui. Et pour peu qu'on arrive à garder énooormément de recul par rapport au cancer, on peut passer un bon moment.



Saturday, April 19, 2014

Ces livres que j'aime déjà

Il y a des livres sur lesquels on se jette dès qu'on les voit en librairie, qu'on dévore et qu'on aime passionnément, d'un amour inconditionnel comme il n'en existe qu'avec les romans...

Il y a des livres qu'on achète parce qu'il faut bien, parce qu'on les étudie et qu'il faut les lire pour ne pas passer pour une littéraire en carton. Souvent, on traîne la patte pour s'y mettre, on a déjà hâte qu'ils soient terminés, et parfois, on tombe amoureux...

Il y a des livres inattendus, qu'on ne se voyait pas lire, glissés au hasard par un ami qui nous connaît, qui nous apportent une bouffée d'air...

Et il y a ces livres qui font battre mon petit coeur, et rien qu'à l'idée de les croiser dans une librairie, mon sang ne fait qu'un tour, j'ai envie de les dévore, et de passer ma vie à bouquiner.
Il exercent une sorte de fascination sur moi, je ne peux pas m'empêcher d'y penser, j'en dors mal la nuit.


Bref, je tombe amoureuse de certains livres, sans même les avoir lus.
Oui, il y en a plusieurs en même temps, je suis si passionnée que j'en deviens infidèle.
Oui, je suis la Don Juan des bouquins.
Oui, je raconte n'importe quoi.

Tout ça pourquoi ?

Pour vous parler de ces futures passions qui traînent dans un coin de mon cerveau, pour qu'on en parle un peu, parce que échanger c'est important.


- Nos étoiles contraires/ The fault in our stars, John Green

image d'un site de fan

Un livre qui fait beaucoup de bruit, dont tout le monde parle sans vraiment oser en parler, puisqu'on le dit aussi dur que beau. Clairement, je sais que je vais pleurer toutes les larmes de mon corps avec ce livre, mais il fera sans doute partie de cette catégorie de livres particulière que j'appelle: "les livres pansements". Ce sont des livres avec un sujet un peu difficile, mais qui sont beaux, et qui guérissent des soucis qu'on peut avoir dans sa propre vie.

Dans cette catégorie, L'élégance du hérisson de Muriel Barbery m'avait énormément touchée.

 
- L'assassin Royal, Robin Hobb


La série de fantasy la plus connue et la plus en vogue. J'ai trouvé les deux premiers tomes d'occasion, et depuis ils me regardent du haut de ma bibliothèque, en attendant impatiemment de se faire dévorer par la fan de fantasy que je suis. J'ai tellement hâte !

Dans la même veine, je ne peux donc que vous conseiller la lecture du Trône de Fer, qui, au-delà d'être une bonne série télévisée, constitue une lecture passionnante. George R.R. Martin a une écriture très travaillée, des références à la pelle (Shakespeare tout ça...) et une histoire addictive.

- The Silmarillion, J.R.R Tolkien

cette édition me fait rêver

C'est l’œuvre de Tolkien qui m'intrigue le plus. J'ai totalement perdu tout intérêt pour la lecture du Seigneur des Anneaux, que je trouve un peu laborieuse (peut-être parce que j'ai lu les premiers tomes il y a moult années), mais ce livre représente ce à quoi Tolkien tenait le plus, et je m'imagine donc qu'il ne peut être que formidable. 


- Dune, Frank Herbert


 Ce livre a atterri dans ma bibliothèque par un formidable cheminement dans mon petit cerveau. Abonnée à la chaîne Youtube du Fossoyeur de Films, qui est juste excellente, j'adore regarder ses vidéos en boucle, histoire de me faire une culture cinématographique.
Et sa "madeleine" à lui, c'est le film Dune de David Lynch, inspiré du livre de Frank Herbert.
Pas spécialement fan de science-fiction, je m'étais simplement dirigée vers le film, puisque ma curiosité avait quand même été piquée.
Et bien sûr... J'ai adoré les film ! Je ne m'en remet toujours pas, et le Fossoyeur a raison: la musique est vraiment très bonne. Du coup, en bonne bibliophage, je n'ai pas résisté longtemps pour me procurer le livre.



- L'écume des jours, Boris Vian


Ce livre m'a interpellée quand il est sorti en salle dernièrement. Bien sûr je n'ai pas vu l'adaptation, parce qu'on a beau dire, les adaptations me font peur. Et comme je ne veux pas me gâcher la découverte de ce livre, je fuis soigneusement les résumés et autres critiques, pour avoir mon moment à moi, pour découvrir ce qui me semble être un livre fait pour moi.
Mais chuuuut, no spoiler please ;)

Ces livres j'en rêve, j'en attends beaucoup, et je suis certaine qu'on va bien s'entendre !


Et vous, avez-vous des livres qui vous plaisent déjà, alors que vous ne les avez même pas encore ouverts ?

A bientôt !

Saturday, November 9, 2013

Mes lectures d'ado, tome 2 : Sigrid et les mondes perdus, Serge Brussolo

Pour ce tome 2 de mes lectures d'ado, j'ai décidé de continuer avec Serge Brussolo, qui est sans doute l'auteur que j'ai le plus lu jusqu'à maintenant.
Pour la littérature d'ados, je trouve que vraiment, c'est un maître, après ça n'engage que moi bien sûr...

Aujourd'hui, je vais vous parler de la seconde série un peu moins connue de notre frenchy, mais qui m'a laissé finalement beaucoup plus de souvenirs que sa cousine Peggy Sue.
Il s'agit de la série Sigrid et les mondes perdus, qui est moins longue que Peggy, puisqu'il n'y a que quatre tomes. Mais voilà, six ans après ma lecture du dernier tome, je m'en souviens encore très bien.

Les livres :


1. L'oeil de la pieuvre : ou comment avoir les cheveux bleus (remarquez l'analogie avec le chien bleu de Peggy Sue), celui-ci se déroule sous l'océan, avec le huis-clos d'un sous-marin.


2. La fiancée du crapaud: Sigrid est appelée pour forcer un coffre-fort un peu spécial...


3. Le grand serpent : Une histoire japonisante, avec une île, et un dragon comme vous n'en avez jamais vu !


4. Les mangeurs de muraille : le plus haletant, même si j'ai été triste de voir que c'était le dernier de la saga...

L'histoire :

Au début, Sigrid est un marin membre de l'équipage d'un sous-marin, on la suit au fil de ses aventures, vraiment plus incroyables les unes que les autres.
Au fil des quatre livres, nous rencontrerons des îles qui dérivent comme des bateaux, des êtres vivants à modeler, un crapaud coffre-fort, des écailles de poissons qui poussent sur la peau, des monstres invincibles (à priori bien sûr !), des contrées très très lointaines, du chocolat qui se renouvelle à l'infini...
Il est très difficile de donner un aperçu d'une série complète en si peu de mots, surtout quand il s'agit d'histoires aussi extraordinaires. Contrairement à Peggy Sue, je n'ai pas réussi à choisir lequel des quatre tomes je préférais le plus. Je me suis creusé la tête, mais chaque tome raconte des choses incroyables, on voyage, on a peur, on s'étonne et bien sûr Sigrid est une véritable héroïne qui n'a peur de rien, je l'ai toujours beaucoup admirée.

Mon avis:

J'ai commencé à lire cette série avant Peggy Sue, je devais avoir une dizaine d'années sans doute, et je trouve que ce n'est pas toujours simple de comprendre tous les enjeux de l'histoire à cet âge là, même si ça n'empêche pas de beaucoup apprécier sa lecture.
L'univers est vraiment perché/déjanté/ extraordinaire. Serge Brussolo fait preuve d'une inventivité assez dingue, ce qui fait de son oeuvre un chose tout à fait unique dans le paysage de la littérature adolescente, surtout aujourd'hui...

J'espère que je vous aurais donné la curiosité d'aller jeter un oeil, je pense que pour Noël, cette saga fera un très très bon cadeau pour vos jeunes fans de bouquins ;)

A bientôt !

Sunday, June 2, 2013

Leviathan, Scott Westerfeld

J'adore le travail de Scott Westerfeld, il fait partie de mes auteurs de jeunesse incontournables. Je vous en parlerais sans doute d'ailleurs dans ma rubrique "mes lectures d'ado".
Ici, je vais vous parler du dernier livre que j'ai lu de cet auteur: Leviathan. A l'heure où j'écris ces lignes, c'est une série qui fait trois tomes, et qui connaît un franc succès.

Vu l'enthousiasme de ma libraire quand je l'ai acheté, j'avoue que je n'avais pas trop d'appréhensions à commencer ce livre, j'étais même impatiente.


La couverture:

Commençons par le début, avec la couverture. Clairement, la maison d'éditions de ce bon vieux Scott a tout fait pour que ce livre intrigue et attire le regard. A l'instar de l'histoire, la couverture est d'un goût franchement steampunk, que personnellement j'adore.
Tout ce qui touche de près ou de loin le steampunk me fascine. On ne peux pas non plus passer à côté du titre Leviathan, très évocateur, puisqu'il fait référence à une créature mythologique marine, et à un livre de Thomas Hobbes du même titre (mais beaucoup moins drôle, c'est sûr!).
Le motif du Léviathan évoque toujours les tentacules capables de se faufiler partout, de saisir ce qui lui chante, et d'être invincible. Très prometteur.

La quatrième de couverture:

Celle-ci est composé d'un extrait du premier chapitre, relatant la fuite d'Aleksander de son domicile, avec deux officiers. Vient ensuite une critique très élogieuse du Sunday Telegraph. Les extraits du livre en quatrième de couverture, je n'apprécie jamais.
J'ai l'impression qu'on veut me spoiler le contenu, et souvent ça dévoile plus que nécessaire.

L'histoire:

Les deux héros sont Aleksander, héritier de l'empire de l'Autriche-Hongrie, dans une Europe steampunk à l'aube de la Première Guerre Mondiale, et Deryn, une jeune Britannique engagée dans l'aviation sous couvert d'une identité de garçon. Chacun appartient à un camp différent bien sûr, et la carte au début du livre permet de se rafraîchir la mémoire quant à la Première Guerre Mondiale.
Le jeune homme tente de fuir ses méchants ennemis qui veulent sa tête pour s'emparer du trône, et la jeune fille se retrouve embarquée un peu par hasard à bord du Leviathan, le dirigeable le plus important de l'aéronautique British.
Ce qui diffère de la réalité, c'est que les Anglais et leurs alliés sont appelés les "darwinistes" et les Austro-Hongrois et leurs alliés sont surnommés les "clanker". J'ai envie de dire, tout est dans le nom. Les premiers font des manipulations génétiques en vue d'améliorer les espèces pour qu'elles soient plus utiles (le Leviathan est une immense baleine dans laquelle circule tout un écosystème pour la faire fonctionner) et les Clanker n'utilisent que des engins de métal, des rouages, des moteurs (ce qui est plus simple à comprendre pour nous quand même). C'est ce qui fait la particularité du livre.

Les illustrations:

J'ai beaucoup apprécié la présence d'illustrations dans un premier temps, mais ensuite, mon avis s'est mitigé. J'ai trouvé que l'auteur se reposait beaucoup trop sur les images, surtout pour ce qui est des engins clanker et darwinistes. Sans son illustration, il est impossible de bien comprendre à quoi ressemble le Léviathan. Les descriptions des personnages sont évasives et laissent la part belle aux images, ce qui m'a donné l'impression qu'on m'imposait une certaine vision des personnages. Bref, les illustrations auraient pu être apportées en complément de descriptions plus claires et poussées. Et j'ai clairement détesté qu'on m'impose une image précise des personnages. Dommage, les images sont plutôt belles, mais mal exploitées selon moi.

Le style:

Scott Westerfeld ne s'encombre jamais de pause descriptive lourde dans ses livres, et ça me convient tout à fait lorsqu'il s'agit des skates volant de Uglies par exemple. Ce sont des objets qu'on arrive facilement à se représenter. Comme les engins clanker apparentés à nos technologies. Mais j'avoue que la description du Léviathan m'a laissée perplexe. Honnêtement, j'ai trouvé ça trop superficiel, pour expliquer un fonctionnement aussi complexe. En plus, l'illustration vient après la description, ce qui fait que je me suis demandé si j'allais pouvoir suivre sans avoir compris le fonctionnement de la bête.
Après ce n'est peut-être que moi...
Pour ce qui est du reste, j'ai été déçue de la façon dont l'auteur a traité la personnalité de Deryn, quitombe amoureuse de Alek beaucoup trop facilement à mon goût. Elle le croise deux fois, et elle ressent déjà des choses pour lui. Là aussi, par rapport au personnage de Tally dans Uglies, il y a un manque de caractère et de profondeur.

Pour conclure...

Je n'ai absolument pas envie de connaître la suite de ces aventures, car je suis passablement déçue. Les personnage n'ont aucun relief, les issues sont prévisibles, je me suis ennuyée. La seule chose qui ne m'a pas déçue, c'est le Léviathan en lui-même, une fois qu'on a compris son fonctionnement, je trouve que c'est vraiment très très bien pensé. Pour moi, c'est un engin unique que je n'ai croisé nulle part.
Je ne conseillerais pas ce livre quand on sait que le même auteur a écrit bien mieux. Cela dit, je dois admettre que l'univers steampunk est excellent.

Friday, May 31, 2013

Mes lectures d'ado, tome 1 : Peggy Sue et les fantômes, Serge Brussolo

J'ouvre cette rubrique pour parler de ces livres que j'ai lu il y a un bout de temps, quand je lisais encore de la littérature pour adolescents, parce que je pense que de nos jours on peu trouver des choses magnifiques dans ce rayon. Et puis, j'ai fondé une grande partie de mon imaginaire sur ces livres.

Ce premier numéro sera consacré à une héroïne qui est tombée dans l'oubli un peu trop vite à mon sens : Peggy Sue.

C'est un livre qui a atteri totalement par hasard sur ma table de chevet, puisque le premier tome avait été offert à ma grande soeur. Elle me l'avait conseillé, et j'ai donc franchi le pas.
J'ai attaqué la série à 9 ou 10 ans je crois, et je pense qu'elle m'a marquée autant qu'Harry Potter à l'époque.

Il y a eu au total dix tomes dans cette série :


1. le jour du chien bleu : un excellent premier tome, qui donne envie de savoir la suite


2. le sommeil du démon : j'avoue, je l'avais oublié celui-là !


3. le papillon des abîmes : mon préféré incontesté, il m'a laissé une marque indélébile


4. le zoo ensorcelé : je crois que c'est le plus effrayant.


5. le château noir: Peggy commence à vraiment mûrir dans ce tome, ça m'a beaucoup plu.


6. la bête des souterrains: Là aussi, une histoire qui file la chair de poule


7. la révolte des dragons : je ne me souviens plus de celui-ci,je sais ça vous aide ^^


8. la jungle rouge : Quand j'ai lu Hunger Games, j'ai beaucoup pensé à ce livre, qui a presque le même principe, mais en plus inquiétant et dangereux.


9. la lumière mystérieuse

Peggy Sue et le chien bleu (dont je ne parlerais pas puisque je ne l'ai pas lue)
10. le loup et la fée
11.  Le Cirque maudit
12. L'arbre qui n'existait pas
13.L'homme à la tête de plomb

L'auteur:

Serge Brussolo est surtout connu pour son travail dans la littérature adulte, qui moi ne m'a jamais attirée. Ce que je retiendrai surtout de cet auteur, c'est que jamais jamais jamaiiiiis de ma vie je n'ai rencontré une écriture aussi prenante. Si j'avais su que je commençai ma vie avec l'auteur le plus original du monde, je ne l'aurais pas cru.
Avec du recul, je me dis que je ne verrais nulle part ailleurs des histoires aussi perchées. C'est loufoque, on a envie d'y croire, et on y croit. Cet homme a l'art de vous faire avaler n'importe quoi. Quand je dis n'importe quoi, c'est vraiment n'importe quoi. Et moi j'adhère totalement !

La série en elle-même :

C'est l'histoire de ... Peggy Sue, comme vous pouviez vous en douter. C'est une binoclarde un peu looseuse qui est la seule personne a pouvoir voir les invisibles, des créatures (invisibles donc) qui sont à l'origine de la plupart des choses mauvaises qui peuvent arriver dans la vie : des accidents, des braquages, des meutres et tout ça.
Tout part de son envie de détruire les invisibles. Mais s'il n'était question que de ça, ce serait pas drôle. Ce qui rend cette série unique, c'est son  haut niveau d'originalité perchée : comme le petit copain qui se transforme en tas de sable lorsqu'il n'a plus d'eau dans son corps, le fameux chien bleu qui accompagne Peggy dans ses aventures (et qui est télépathe), un papillon géant, des méchants qui sont gentils, des créatures que Darwin lui-même n'aurait pas pu imaginer, des lois physiques qui défient tout entendement... Je ne vous en révèle pas trop, parce je pense que vous ne me croirez pas, et que j'ai envie que vous en lisiez au moins un tome :)

J'espère que je vous aurais donné envie !
Vraiment si vous cherchez quelque chose qui sort de l'ordinaire pour vos ados, vos enfants, ou si vous adorez tout ce qui est bizarre (comme moi!)

A bientôt !

Sunday, January 13, 2013

Instinct : Vincent Villeminot tome 1



Ce livre dormait dans ma bibliothèque depuis bien deux ans. La quatrième de couverture m'avait vraiment attirée, et j'étais certaine que j'allais passer un bon moment avec ce livre, qualifié de "thriller pour jeunes adultes" par le critique Stéphan Pasquale.

La quatrième de couverture :

" Tim ne garde qu'un souvenir troublant de l'accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n'est pas l'avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l'emmène dans son institut de recherche où vivent d'autres initiés, tous sujets à des métamorphoses animales. C'est la que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable..."

La couverture :

Au premier abord, on a une couverture sur fond gris qui rappelle la roche, avec une trace de griffe : simple mais très évocateur. Ce livre donne très très envie, on se dit qu'on va frissonner tout le long des presque 400 pages.

La structure :

Le livre est partagé entre trois sections elle-mêmes partagées en chapitres assez courts. Je n'en dirais pas plus, sur les titres par exemple, pour ne rien gâcher si vous souhaitez le lire.

Pour ce qui est du contenu :

L'idée de base, des hommes qui font ressortir leur bête intérieur physiquement, est originale. Je ne pense pas avoir croisé cette idée ailleurs. Le fait que la métamorphose soit un fondement de l'homme, ça me plaît bien.
J'ai bien aimé les personnages mais...
Shariff est un petit garçon plein de flegme, savant, du genre qui dépasse son maître.

Flora par contre, m'a laissée un peu plus sceptique : je ne l'ai pas trouvée crédible en tant que personnage mystérieux, puisque finalement on découvre tout sur elle, et le suspense n'est pas maintenu longtemps. En plus, quand elle se met en colère, elle ne me convainc pas du tout, elle me fait penser à un enfant qui apprend à se fâcher, vous voyez l'image ?

Le personnage de Tim est assez intéressant : il a perdu sa famille et se sent perdu. Le fait qu'il devienne paranoïaque à son réveil est un peu à double tranchant. Il est tellement parano, que ça en devient fatiguant : il s'inquiète, se pose des questions, mais finalement, je n'ai pas partagé ses peurs et ses doutes. La magie n'a pas pris.

Le professeur McIntyre connaît Tim par coeur, et ça ne colle pas je trouve. On a l'impression qu'il a lu le livre avant d'en être le personnage ^^ C'est la figure paternelle qui prend Tim sous son aile. Je trouve que son rôle mériterait d'être plus approfondi.

Je trouve les personnages des chasseurs très caricaturés quand même, mais l'effet est là, on s'inquiète. Ce sont vraiment eux qui vont constituer le sel de ce livre.

Pour la forme :

 C'est vraiment ce qui m'a gênée. Je pense que j'ai un peu passé l'âge de la littérature ado, car ce n'est pas la première fois ces derniers temps que ce genre de littérature me laisse sur ma faim. Donc si je suis un peu incisive avec ce livre, c'est sans doute d'abord de ma faute.

Le style m'a laissée perplexe : beaucoup de phrases nominales, pour marquer un rythme, un suspens. Mais c'est un soufflé qui retombe, les moments de pressions ne sont pas maintenus suffisament pouravoir de l'effet sur moi. Pourtant je ne suis pas blasée !
J'ai bien aimé les références littéraires de Shariff, ça ancrait la métamorphose dans une réalité. Mais trop de citations, tue les citations. Je me suis sentie agressée par ce trop plein de citations, qui semblent être listées en vrac au fil des dialogues.
Pour le côté "thriller" tant vanté par la promotion : je n'ai rien trouvé dans ce livre qui justifie cet adjectif. Je n'ai pas été effrayée, je n'ai pas senti de pression, je n'ai pas été tenue en haleine. La première partie traîne en longueur et ne sert à rien pour le reste du livre. J'ai eu du mal à m'accrocher pour le terminer.


Du coup, vous l'aurez compris, je n'achèterais pas la suite, parce que je n'ai pas envie de la savoir.
Ce livre contient de bonnes idées, mais le style m'a laissée sceptique. Les personnages sont peu convaincants, et je n'ai pas réussi à être ensorcelée.
Dommage je m'attendais à une belle découverte pourtant.

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