Non, la chasse ce n'est pas normal. Non, il n'y a pas besoin de réguler une certaine population animale, soit-disant parce qu'elle "envahit" l'espace naturel. Ces animaux sont sauvages, vous voulez qu'ils soient où ??? Dans un parking ? Non, ces surpopulations présupposées ne sont pas dûes aux animaux, elles sont la faute des chasseurs, qui élèvent et relâchent dans la nature des animaux, simplement pour les traquer et les assassiner ensuite. Non, la viande bio ce n'est pas meilleur. Non, ça n'excuse en rien le meurtre des animaux, organisé de la même façon pour les êtres vivants, élevés en batterie ou non. La souffrance n'est pas éradiquée aux portes des abattoirs, elle se loge partout, insidieuse et cruelle, tout au long de la vie des individus qu'on tue pour un plaisir gustatif éphémère. Non, le sang, les organes, les boyaux, ce n'est pas une nécessité vitale pour la nutrition humaine. Nous n'avons pas besoin d'être des meurtriers de masse pour vivre.
Non les vaches laitières n'existent pas. Ce sont des mammifères, comme ta mère. Tu sais, cette personne qui t'a portée, qui t'a allaité et t'a donné son amour. Tu penses que la vache est ravie qu'on lui arrache son veau à la naissance pour qu'on la traie ? Tu penses qu'elle adore se faire inséminer chaque année pour produire du lait ?
Tu penses que des centaines de milliards d'êtres vivants sont chaque année assassinés en toute quiétude ? Qu'ils n'ont pas de sentiments, pas de système nerveux, pas de pensée ? Tu penses qu'un poisson n'est pas un animal ?
Je suis fatiguée de voir chaque jour ces individus qui traitent les végétariens et végétaliens d'extrémistes, alors que ce sont les individus les plus informés en nutrition, les plus empathiques envers leurs prochains. Je suis écœurée de voir à quel point mes semblables humains se mettent des œillères pour ignorer un problème d'exploitation qui nous concerne tous.
Florilège :
"Oui mais, on a toujours fait ça" (en parlant de manger de la viande)
"Il faut pas être trop extrémiste non plus" (ah parce que tuer des animaux, ce n'est pas extrémiste?)
"Il faut faire attention aux carences" (Ah, je ne savais pas que tu avais un doctorat en nutrition...)
Mes proches se sont contentés de détourner le regard, de hausser les épaules, en se resservant joyeusement du rôti. Ils sont simplement contrariés que maintenant, je ne mange plus de leurs "bons petits plats".
Il y a de cela bientôt trois ans, j'étais persuadée que je ne deviendrais jamais végétarienne. Je n'en voyais pas l'utilité, je trouvais ça compliqué, finalement pourquoi ? Pour avoir un impact vraiment minime. Bof quoi.
Pendant 3 ans, étudiante et paumée, je n'aimais pas cuisiner. Je rentrais de mes cours à midi, avec une baguette sous le bras, me faisant un sandwich au saucisson en regardant une série. Et puis basta. Ça ne m'amusait pas de prendre une casserole, faire chauffer de l'eau, attendre, peler des légumes, attendre encooooooore .... Non, j'avais faim, je voulais manger, point. Peu m'importait finalement de savoir ce que j'ingérais. Je mangeais ce qui me faisait plaisir : charcuterie, sucreries, tartines de beurre salé. J'ai de la chance, je ne grossis pas facilement. Mais j'ai quand même pris deux, voire trois kilos dans ma période la plus faste (fin de l'hiver ha ha !).
Enfant, j'étais difficile : je n'aimais pas manger de légumes, je faisais la tête dès que ce que je mangeais ne sortait pas d'une barquette en plastique ou d'une boîte de conserve. Je ne mangeais que de la nourriture industrielle, dur pour mes parents de me faire avaler autre chose. Adolescente, je ne mangeais que parce que c'était nécessaire, et l'idée du repas m'en faisais bouger une sans décoller l'autre. Je n'avais pas de troubles de l'alimentation, je n'étais juste pas intéressée par la cuisine. Je préférais retourner à mes activités dès que possible (la lecture, mais ça vous aurez deviné).
Ainsi, le vrai questionnement sur le contenu de mes assiettes n'est arrivé que tardivement, quand j'ai dû faire moi-même mes propres courses.
La viande était chère, j'en ai perdu beaucoup entre deux dates de péremption, ou de modes de conservation incertains. A chaque fois, ce gâchis me faisais mal au cœur "ce poulet est mort pour rien, je n'ai même pas pu le manger". Bon, aujourd'hui ça me fait un peu bondir d'imaginer qu'un jour j'ai pu me dire que la mort d'un animal pouvait être utile, mais en même temps, notre société actuelle nous fait penser ces choses.
Une ouverture d'esprit me semble primordiale pour comprendre les enjeux posés par cette consommation : pollution, maladies cardio-vasculaires, cancers ... C'est difficile de se dire que ce qu'on a toujours fait peut nous faire du mal. De se dire que les animaux souffrent. Oui, ils ressentent de la douleur, ils sont capable de penser, de communiquer, comme nous, mais d'une autre manière. Aucune des vaches que vous croisez dans les prés ne veulent être tuées, pas plus qu'un bébé dans une poussette n'a envie d'être écrasé. Et c'est très très dur de se remettre en question pour ça.
Je ne juge aucunement les autres, leurs choix, ou leurs non-choix plutôt. Nous avons été élevés omnivores, persuadés que la viande était essentielle pour nos apports en fer, protéines et vitamine B12. C'est ce que mon père me dit quand je parle de mon végétarisme : "on a toujours fait comme ça". Point. Pour lui, pas de remise en question. Je vais faire un parallèle pour mieux faire comprendre l'absurdité de cette affirmation : pendant des siècles, on a toujours refusé l'accès des filles à l'éducation. On a toujours fait comme ça. L'esclavagisme, la peine de mort, la monarchie : on a toujours fait comme ça. Mais un jour, paf, ça a changé. Et mine de rien, on les apprécie bien ces changements. C'est un peu ce qu'il s'est passé dans ma tête quand j'ai enfin franchi le pas; j'ai pris ma propre Bastille, fait ma révolution, et j'aime ce changement.
Vous êtes probablement omnivores, et je ne vous jetterais jamais de pierres. Faites ce que vous voulez dans votre quotidien, tant que ça vous rend heureux. Moi j'ai fait mon pas en avant, pour me sentir mieux avec moi même.
Être en prépa concours, ça s'apparente souvent à un véritable parcours du combattant, une épreuve, un moment souvent difficile à aborder.
Depuis la rentrée 2015, je suis le nez dans les bouquins, les fiches, les yeux collés à mon écran, à creuser mon petit cerveau pour réfléchir et chercher à assimiler de nouvelles notions. Ce sont des cours que je n'avais jamais eu l'occasion d'avoir jusque là, imaginez un peu l'angoisse en Septembre... Préparer un concours, c'est d'abord une épreuve d'endurance. L'équilibre est difficile, surtout quand on commence à culpabiliser de se reposer. Que faire pour ne pas se laisser submerger par l'angoisse, les insomnies, la tristesse, l'abattement ?
1. Être régulier dans ses études
Ce n'est pas arrivé à un mois de l'examen final qu'il faut se réveiller et commencer à réviser frénétiquement, mais bien avant. Ne vous laissez pas submerger par votre travail, et faites en un peu chaque jour. Même si un jour vous êtes moins en forme, adaptez-vous, faites des choses qui demandent moins d'effort.
2. Se laisser du temps
Si vous n'avez pas tout compris tout de suite: ce n'est pas grave, au contraire, c'est normal ! Vous êtes en train d'apprendre des choses, il faut toujours un temps de "digestion" pour assimiler et réutiliser ces connaissances.
3. Faire des pauses
C'est ce qui est le plus important pour moi. Trop de personnes laissent absolument tout de côté, pour se consacrer corps et âme à leur examen (genre moi, mea culpa...). Mais c'est la meilleure façon de se rendre malheureux ; vos proches vous aiment, ils vont voir que vous êtes tristes comme les pierres. Écoutez les s'ils tirent la sonnette d'alarme, et passez du temps avec eux.
Si vous avez la tête trop remplie, au point de ne plus rien enregistrer, eh bien tant pis, posez vos cours ! Sortez, aérez vous la tête, discutez avec quelqu'un que vous aimez, dédiez vous à vos hobbies. Et ne culpabilisez pas, surtout.
4. Prenez soin de vous
Ça ne veut pas dire "dépensez des centaines d'euros dans des soins ultra chers", non, non et non ! Prendre soin de soi, c'est écouter son corps, poser son esprit et lâcher prise quelques instants. Vous pouvez vous auto-masser, prendre un bain (c'est pas très COP21 je sais...), faire du sport, manger de bons petits plats préparés avec amour <3
5. Faites des projets
Si la vie que vous avez en ce moment n'est pas marrante, rappelez vous qu'elle ne s'arrête pas là. Eh oui, un jour vous serez libérés, délivrés, et là ... Là autorisez vous un peu de rêve bon dieu ! Ça vous fera penser à beaucoup de choses positives qui vous motiveront dans le présent. Ça peut être des trucs minuscules (lire tel bouquin, faire une randonnée...) ou des projets de malade (commencer à travailler, acheter une maison... qui sont pas forcément des trucs palpitants je me rends compte ^^).
Aimez-vous, pensez à vous, et aux autres, souriez, pleurez si vous en avez besoin. Parlez de ce que vous vivez, le silence tue.
Prenez soin de vous, je vous fais des bisous plumés <3
(images issues de la sublime banque d'images de la BNF)
Dans la lignée de Plaidoyer pour l'altruisme, Matthieu Ricard invite à
étendre notre bienveillance à l'ensemble des êtres sensibles. Dans
l'intérêt des animaux, mais aussi des hommes. Nous tuons chaque année
60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins
pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de
l'Humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés :
cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des
déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé. En plus de
l'alimentation, nous instrumentalisons aussi les animaux pour des
raisons purement vénales (trafic de la faune sauvage), pour la recherche
scientifique ou par simple divertissement (corridas, cirques, zoos).
Et si le temps était venu de les considérer non plus comme des êtres
inférieurs mais comme nos « concitoyens » sur cette terre ? Nous vivons
dans un monde interdépendant où le sort de chaque être, quel qu'il soit,
est intimement lié à celui des autres. Il ne s'agit pas de s'occuper
que des animaux mais aussi des animaux. Cet essai lumineux met à la
portée de tous les connaissances actuelles sur les animaux, et sur la
façon dont nous les traitons. Une invitation à changer nos comportements
et nos mentalités.
Mon Avis:
C'était une lecture qui était à la fois prévue et imprévue. Ca vous paraît confus? Je m'explique !
Cela va bientôt faire deux ans que je me pose de réelles questions sur l'alimentation, j'avais d'ailleurs écrit un article à ce sujet. Autant vous dire que j'ai fait pas mal de parcours depuis. Depuis un an, j'envisage le végétarisme, je n'achète plus ou presque plus de viande, l'adaptation à un régime végétarien étant difficile dans une société où, clairement, il est déconsidéré.
La cause animale est également un sujet sensible, et après mon visionnage du documentaire Earthlings, je ne savais plus à quel saint me vouer pour continuer mes recherches d'informations. C'est là que ce livre intervient.
Je pense qu'il existe beaucoup de sources pour trouver des informations sur la condition animale, et il s'avère que chez moi, le support auquel je suis la plus sensible est le livre. Il permet de prendre le temps de réfléchir, contrairement à un documentaire, ou un tweet de 140 caractères. Entre chaque chapitre, j'ai pu prendre le temps de me poser des questions sur ce que j'ai lu, c'est ce qui a fait l'impact de ce livre sur moi. Je ne vous cache pas que certaines informations peuvent être difficiles, surtout si vous avez déjà commencé à vous sensibiliser à la cause des animaux. Mais c'est aussi mettre des mots sur tous les non-dits qui se cachent derrière les assiettes omnivores.
Matthieu Ricard s'exprime dans un français très clair, avec un style qui m'a tout de suite happée, c'est pourquoi j'ai commencé la lecture alors que ce n'était pas du tout prévu à la base. Si la couverture fait penser à une quelconque orientation religieuse, il n'en est rien. Bien que l'auteur évoque le bouddhisme (qu'il pratique), il parle également des trois religions monothéistes et leur vision des animaux. Moi qui n'ai pas de conviction religieuse, j'ai apprécié cette neutralité. On voit également qu'il s'est énormément documenté, il référencé une quantité de notes et d'ouvrages pour soutenir ses propos qui force le respect. Cela me fera sans doute une base solide pour justifier mon végétarisme, puisqu'on me demandera sans doute toute ma vie, pourquoi j'ai fait ce choix. Ça m'a rassurée: non, finalement je ne suis pas seule à trouver scandaleux la façon dont on considère les animaux aujourd'hui.
Ce que l'auteur souligne, est qui est à mon sens le plus important, c'est la "schizophrénie" dont nous faisons preuve à l'écart des animaux: d'un côté nous disons les aimer, de l'autre nous n'hésitons pas à leur faire vivre les pires souffrances, les tuer seulement pour le plaisir. Non, le végétarisme ne signifie pas les carences en protéines, non la viande n'est pas nécessaire à notre survie.
Ce midi j'ai mangé du couscous aux haricots rouges, pois cassés et graines de sésame, c'est bon, épicé et peu cher. Je n'ai pas mangé d'animal, et j'espère ne plus avoir à le faire.
Il me semble parfois que nous vivons dans un monde inconscient. Un monde qui passe ses journées à se cacher sous la couverture, en tremblant comme une feuille. J'ai une impression de mollesse générale, tout en ressentant une véritable envie de faire bouger les choses.
Je suis jeune, j'ai 21 ans. Cette année je vais passer mon CAPES, concentrée et stressée pour dix mois. Ce ne sera sans doute pas à ce moment là que je pourrais le plus faire bouger les choses autour de moi, mais je n'ai aucune idée de comment je pourrais m'y prendre après. Comment toute ma vie durant arriverai-je à faire progresser les choses autour de moi, à mon niveau ?
Ce sont des questions quotidiennes, qui parfois me rendent malade. Je ne suis pas encore végétarienne, parce que je suis incapable de l'assumer devant mes proches, viandards comme n'importe qui. Pourtant, je me demande chaque jour, pourquoi continuer à manger des êtres sensibles, qui ont une vie malheureuse, dont l'élevage industriel massif pollue énormément? Pourquoi devrais-je prendre la voiture pour me rendre dans n'importe quel coin de France, sous prétexte que c'est "plus pratique"?
J'aimerai être écolo, j'aimerai pouvoir changer toutes mes habitudes maintenant. En attendant, je teste, je tente, j'expérimente. Cette semaine sera végétarienne, car je peux le faire, et je ne mourrais pas d'anémie, promis ;)
Et surtout: comment parler de ces questions aux personnes qui n'y sont pas sensibles, qui n'y voient aucun intérêt ?
J'ai décidé d'écrire ici, par ce que je n'ai nulle part ailleurs, parce que j'aimerais ne pas être jugée et pointée du doigt comme une hippie hystérique. J'aimerais qu'on puisse un jour tous se poser et se poser les vrais questions: quelle planète, quelle humanité pour demain ?
N'oublions pas de nous pencher sur les questions d'écologie à l'occasion de la COP21 <3
En janvier ont lieu mes partiels, j'y ai rencontré deux garçons qui allaient devenir mes amis dans les mois suivants. Nous parlons des cours, de Harry Potter, pour oublier un peu le stress.
FEVRIER
Le mois de mon anniversaire, 20 ans ma grande, il est temps...
Temps de quitter celui qui ne me correspond plus, temps de plonger dans la vie à corps perdu, sans savoir de quoi demain sera fait.
MARS
Le mois que je déteste le plus dans une année. Ce mois-ci, ça fait deux ans que j'ai perdu quelqu'un qui m'était très cher. L'heure du bilan, le deuil est fait.
Le printemps se fait attendre, j'ai raté mon permis pour la seconde fois.
AVRIL
Un mois de folie, un mois de course. C'est la décharge électrique, une espèce d'énergie me pousse à faire des choses incroyables. Je me rends à Toulouse avec mon meilleur ami pour voir le concert de mon groupe favori, Within Temptation. La semaine suivante, je repasse mon permis.
MAI
Bingo ! C'est sur la route qui mène vers l'Angleterre que j'apprends que j'ai enfin mon permis ! Après trois ans de galère et de démotivations diverses, je suis enfin légère...
Arrivée à Hove, près de Brighton, je fais découvrir à ma famille ce pays que j'aime tant, une incroyable aventure que je compte bien renouveler. J'ai même visité les studios Harry Potter de la Warner, un rêve de gosse !
S'enchaînent ensuite les partiels, traduction, littérature, pratique de la langue... Ouf enfin terminé ! L'année est finie, une petite fête pour arroser ça ?
C'est là que je tombe sur lui... Nos regards se croisent... Il n'y a pas grand chose à rajouter. Je ne savais pas encore que je venais de tomber amoureuse.
JUIN
Mon année est validée !
La chaleur s'installe et l'air sent bon les vacances. Dernière petite fête de l'année, je le revois pour la dernière fois avant trois mois. La magie opère ...
JUILLET
Je suis bien décidée à lire tous les livres qui traînent dans ma bibliothèque depuis des années, je retrouve tant de plaisir à me replonger dedans... L'inspiration vient frapper à ma porte, je commence à écrire une histoire.
Le temps est long, je suis mordue, il n'est pas là, il ne sera peut-être jamais là. L'angoisse me prend aux tripes, et j'écris, j'écris jusqu'à ne plus en pouvoir, pour respirer, garder la tête hors de l'eau.
AOUT
Je travaille, aux espaces verts de ma ville, métier physique et salvateur, je rêvasse dans les parterres de fleurs. Levée à 5h, j'assiste à l'aurore sur les plus beaux sites qui entourent ma ville, un petit goût d'éternité... C'est la fin de l'été.
SEPTEMBRE
Enfin la rentrée ! J'aime mes études, j'aime mes amis et passer du temps avec eux. Il fait encore très beau, et je le retrouve lui. Commence alors un bal tourbillonnant entre nous, mélange doux-amer de regards dérobés et de crises de larmes.
OCTOBRE
Soirée d'intégration pour nos camarades, les premiers frimas apparaissent.
En robe moulante pour la première fois de ma vie, je suis bien décidée à flamboyer: regarde moi, j'ai tant à te donner.
Trois jours plus tard, nous en parlons enfin, et surprise ... Toi et moi devenons un Nous.
NOVEMBRE
Novembre gris, novembre frais, mais novembre je l'aime.
Novembre j'écris, novembre je cours. Je suis heureuse.
DECEMBRE
Derniers jours de cours, la pression commence à monter. Au fait, que vais-je faire après ma licence ? Gros point d'interrogation en gras surligné.
Soirées sur mon canapé, calés à deux sous un plaid avec du chocolat, un café et du thé. Petits bonheurs avec toi.
Les vacances, je retrouve mes amis de lycée, nous avons grandi, l'heure est aux premiers bilans de notre vie.
Je n'aurais sans doute jamais assez de mots pour décrire à quel point cette année a été un énorme tournant pour moi. La plupart des choses que j'ai faites, je n'y croyais plus, ou je ne m'en croyais plus capable, et pourtant je l'ai fait. Alors oui, j'ai grandi, et oui, avoir vingt ans, c'est la meilleure chose qui soit arrivée dans ma vie.
Non pas que je n'aime pas les animaux, bien sûr (qui d'ailleurs sur cette terre mange des animaux parce qu'il n'aime pas les animaux ??), mais parce que j'ai appris à manger comme ça, et que ça me convient.
Parce que je n'ai pas un budget extensible, parce que je suis très moyennement intéressée par la cuisine.
Parce que je connais et j'ai connu des personnes qui ont un régime spécial dû à des problèmes de santé et qui auraient adoré pouvoir manger une tranche de jambon, un morceau de pain, des fruits ou des légumes, du saucisson ou même un bon kébab. Et que je trouve dommage qu'on se prive de certains aliments au nom d'une santé que de toute façon, nous ne pouvons maîtriser complètement (coucou les produits potentiellement cancérigènes qui traînent dans le plastique, l'aluminium, les cosmétiques, les pesticides...)
Je respecte chacun des régimes alimentaires de chacun et chacune, et j'aimerai qu'on arrête de me faire culpabiliser, parce que je mange du gluten, que j'aime les pizzas au poulet-curry, que je bois du lait, que je me fasse des tartines de beurre, et que parfois je sale un peu trop mes plats.
Cela va bientôt faire deux ans que je suis partie de chez moi pour faire des études, deux ans que je dois gérer moi-même ma propre alimentation.
La première année, je n'en avais tellement rien à faire que je ne remarquais même pas que je mangeais une portion de légumes une seule fois dans le mois. N'étant ni trop maigre ni en surpoids, je mangeais mes pâtes, mon riz et mon steak haché joyeusement tous les jours sans faire attention.
Et depuis quelques mois, une étrange transformation s'est opéré chez moi...
J'ai eu envie de mieux manger: envie de légumes, de graines et de plus de variété.
J'ai eu envie de réduire ma consommation de viande, pas en vue de ne plus jamais en manger, mais pour supporter à mon échelle la cause animale, je commençais à trouver ridicule de manger absolument deux steaks par jour pour me nourrir.
J'ai lu de nombreux articles au sujet de la surconsommation de la viande, de la pollution et du gaspillage d'eau provoqués par l'élevage intensif, ainsi que les tonnes de viandes/ légumes/ poisson et autres denrées périssables qu'on jetait chaque jour dans les supermarchés.
Et je trouve que ça suffa comme ci le gaspillage !
Moi-même, vivant seule, je me suis retrouvée avec des viandes verdies. Et c'est à la dernière escalope que j'ai jetée que j'ai senti de la colère en moi, je m'en voulais de jeter ça, la vie de cette pauvre dinde n'ayant même pas servi à me nourrir.
Maintenant ma viande fraîche représente trois ou quatre portions dans la semaine, et le reste c'est de la charcuterie. Oui de la charcuterie, vous avez bien lu.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vis en Auvergne, et j'ai la chance de côtoyer les vaches en bas de ma fenêtre. J'ai donc visité des fermes et compagnies plusieurs fois.
Petite, j'avais peur des vaches, maintenant je fais attention à acheter leur viande chez le boucher ou du moins étiquetée d'une ferme Auvergnate (par bonheur mon Simply revend des produits Cantalous).
Voilà comment je me suis trouvé un équilibre viandesque.
Pour ce qui est des légumes, fruits et consorts, le chemin est long et parsemé d'embûches !
Pour ne pas tomber dans le piège du légume pourri, j'ai d'abord commencé avec des légumes en boîtes et congelés. Et j'en suis toujours là, j'avoue que j'ai paniqué devant les légumes frais de mon supermarché quand j'étais aux courses hier.
Je me base surtout sur les légumes secs pour le moment: lentilles, pois cassés, lentilles corail, riz... Ils sont plus simples à conserver et se marient bien avec des légumes verts dans mon assiette.
Pour ce qui est des fruits, j'ai évolué plus vite, grâce au fantastique bidule qui mixe que j'ai récupéré. Avec je fais des smoothies, et c'est fantastique !!!
Oui, parce que la raison principale qui faisait que je ne mangeais pas des fruits c'est parce que je m'en mettais toujours partout. Et franchement, quand on est au self/ cantine, l'orange qui te dégouline dans le bras c'est moyen.
De plus, je fais une légère réaction allergique aux pommes crues, vous savez, ce fruit vachement pratique à manger n'importe où...
Maintenant je me salis les doigts un bon coup en épluchant et en découpant mes fruits pour le smoothie, et j'en ai pour trois ou quatre grands verres. Parfois je rajoute même un peu de lait de coco pour adoucir le tout. Je mets toujours un peu de citron pour la conservation, et je place ma préparation au frigo.
Bien sûr, tout cela n'est pas de la grande cuisine, mais c'est ma petite révolution alimentaire, et j'en suis très fière.
Je me fais plaisir avec des goûts et des textures que je n'avais plus l'habitude de côtoyer, et même chez moi on ne mange que très peu de fruits et légumes frais.
Je suis heureuse du chemin que j'ai pu faire ces derniers mois, même si ça peut vous sembler peu, et j'avais envie de partager cela pour donner envie à celles et ceux qui comme moi se fichent un peu mais pas trop de ce qu'ils mangent.
Eh bien ce n'est pas grave, il n'est jamais trop tard pour prendre un cours de rattrapage avec votre hirondelle préférée !
Si vous n'avez pas vraiment envie d'avoir les détails, rendez-vous en bas de l'article pour le Bilan !
La cup (ou coupe menstruelle), qu'est-ce que c'est quoi ?
Il s'agit d'une petite coupe en silicone ou en latex, disponible la plupart du temps en deux formats (pour celles qui ont eu des enfants, et celles qui n'en ont pas eu), destinée à être insérée dans votre anatomie, pour récupérer vos menstrues.
C'est beau la langue de bois. Dans un autre monde j'aurais dit ça: c'est une coupe en silicone qu'on insère à l'entrée du vagin pour recueillir le sang de vos règles. Là, voilà, les mots sont dits.
A quoi ça ressemble concrètement ?
A ça ! Voilà ! Elle est même fournie avec son petit pochon tout mignon pour pouvoir la ranger.
Mais pourquoi s'infliger la cup ?
(Cette partie de l'article a été rédigée avant ma première utilisation concrète et en situation réelle de la cup, pour préserver l'opinion de départ qui m'a fait choisir la cup.)
En tant que "vierge de la cup", je trouve ça plus pertinent pour convaincre d'autres "vierges de la cup" (je suis sincèrement désolée pour cette expression très moche: en plus la cup ne risque pas de vous "déviergiser", promis).
Adopter la cup, c'est réduire ses déchets, éviter d'entrer en contact avec les serviettes et tampons qui ont été traités chimiquement, ne plus avoir rien qui dépasse, ou rien d'inconfortable dans la culotte. Mais c'est surtout pour des raisons économiques que je me suis lancée dans l'aventure, puisqu'on achète sa cup une fois, et on peut la garder des années avant de la changer, si on l'entretient bien, évidemment. La mienne m'a coûté 28 euros en magasin bio, mais j'ai une amie qui s'en est procuré une sur eBay pour une quinzaine d'euros.
Je vous présente donc ci-dessous une revue un peu plus détaillée de ma première expérience avec la cup, et si parler de règles vous gêne, ou si vous n'avez pas envie de me lire trop longtemps, vous pouvez sauter directement au bilan ;)
Deux jours avant le moment fatidique
J'en ai profité pour m'entraîner à la mettre, l'enlever, la nettoyer, la supporter (ou pas).
Ces deux jours m'ont permis de voir si c'était quelque chose qui pouvait me convenir, si ça n'avait pas trop d'inconvénients, tout ça...
Le premier jour, je ne l'ai portée que l'après-midi, au moment d'aller en cours (quatre heures d’affilée) histoire de l'essayer en conditions réelles. J'ai eu quelques moments d'inconfort: mauvaise posture assise, sensations désagréables en marchant. C'était sans doute dû à une mauvaise position de la cup.
J'ai corrigé le tir le lendemain, en la posant un peu plus haut (sachant qu'elle doit tout de même être posée le plus bas possible), et pour toute la journée. Là, miracle, je l'ai totalement oubliée, elle n'a pas bougé, je ne l'ai pas sentie, c'était le paradis.
Je pouvais attendre mes règles de pied ferme.
Premier jour
Le premier jour des ragnagnas n'est jamais très palpitant chez moi, ce qui fait que je n'étais pas du tout inquiète. En plus je maîtrisais la pose de l'engin. Avant de me coucher, je l'avais posée, histoire de ne pas être prise de court le matin au réveil.
Je n'ai pas eu de soucis d'inconfort, ni même de "débordement" indésirable. J'ai passé une journée free du fri fri, et je m'étonnais de voir que ma période de règles ne devenait plus synonyme de contrainte. Je pouvais enfin porter mes jolies culottes tous les jours, sans craindre rien ni personne.
Deuxième jour
expression française du 16e siècle pour parler de cette période bénie: avoir ses ours. C'était la minute intello, ne me remerciez pas c'est cadeau.
C'est là que le crash test a vraiment commencé pour moi, puisque c'est mon jour le plus difficile dirons-nous. Je me suis levée en traînant la patte, et j'ai eu la surprise de constater que ma cup, mal posée la veille n'avait su faire son job pleinement (dirons nous).
J'ai dû donc recourir à un repositionnement d'urgence, en la posant plus bas (c'est pour ça qu'il faut la porter le plus bas possible, pour éviter les débordements têtedelinotteilfallaitbienlirelanotice.)
Troisièmes et quatrièmes jours
A chaque lever le matin, j'ai eu le droit à de petits débordements, pas du genre catastrophe, mais c'est embêtant quand même... Je ne sais pas trop comment corriger ce soucis, il va falloir sans doute plus d'entraînement à la pose je pense.
Sinon en journée, c'est un bonheur ! Je ne la sens pas, mais alors pas du tout, elle ne déborde pas du tout (c'est pour ça que je ne comprends pas bien mes déboires nocturnes...).
Je n'ai pas eu trop de difficultés pratiques, pour l'enlever, la rincer et la replacer.
En revanche, ce n'est clairement pas le genre de chose qu'on peut faire dans n'importe quelles toilettes (coucou les toilettes de la fac!), mais quand je portais des tampons j'avais le même soucis de "confort" pour changer de tampon, donc je connaissais déjà. J'aime pouvoir rincer ma cup tranquillement chez moi, et pouvoir me laver les mains après. Oui, parce que dans le monde merveilleux des études supérieures, le savon a déserté les toilettes, les portes sont en verre brouillé, la paroi des toilettes ne touche pas le plafond, les essuie-mains ne sont jamais changé, de même que les poubelles... Que du bonheur !
Dernier jour....
Là, c'est le drame !
Fatiguée de me lever avec des débordements, je me suis couchée avec une serviette, et j'ai fini ma période de ragnagnas à l'ancienne avec mes éponges à sang bourrées de chimie.
Pourquoi ? Tout simplement parce que mes periods ont duré longtemps, plus que d'habitude (là j'ai fait une ellipse, mais sept purée de jours c'est beaucoup!) et que j'ai eu des journées excessivement longues. Bref, j'ai fini crevée, et flemmarde. C'est donc la fainéantise qui m'a fait délaisser ma petite cup sur la fin.
Un bilan ?
Ce que j'aime chez la cup:
- On réduit considérablement les déchets
- On est vraiment plus libre de ses mouvements
- On ne s'inquiète pas pour les débordements (du moins de jour)
- On peut la changer toutes les quatre à huit heures, ce qui est bien adapté à mon rythme de vie un peu dense, et souvent avec des évènements imprévus
- Il n'y a pas d'odeurs désagréables
Ce que j'aime moins:
- Par manque d'habitude je pense, je me suis fatiguée à l'utiliser
- Il faut vraiment apprendre à la positionner correctement
- Il y a donc un vrai temps d'adaptation avant d'adopter définitivement la cup, ne jetez donc pas tout de suite vos tampons et serviettes, vous en aurez besoin pour faire votre transition.
- Il ne faut pas se sentir mal à l'aise par rapport à son corps, ce qui peut rebuter les plus jeunes par exemple
Voilà les filles, j'espère vous avoir convaincues, ou du moins vous avoir intéressé un instant.
La cup, pensez-y, c'est chouette ;)
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