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Tuesday, January 5, 2016

Les Tops et Flops de 2015

Je ne coupe pas à la tradition en ce premier article de 2016, et vous souhaite une merveilleuse année, qu'elle vous apporte joie, réussite et santé !

Pour la première fois, je vous propose ici un top 3 et un flop 3 de mes lectures de 2015. Je ne lis pas énormément pour le plaisir, études littéraires puis préparation de concours oblige, donc le tri a été simple à faire. Je précise qu'il n'y a pas de classification particulière, les livres sont simplement cités dans le désordre.


Le FLOP 3
On commence avec ces livres qui m'ont déçue, qui ne m'ont pas transportée, qui m'ont laissée sur ma faim, bref, que je ne recommande pas particulièrement.

Frankia tome 1, Jean-Luc Marcastel
Je pense que c'est celui qui m'a le plus déçue. Peut être que j'avais mis la barre trop haute pour cet auteur que j'aime bien, qui vient de chez moi et dont j'ai envie de soutenir le travail. Je ne pense pas que la SF/fantasy réussisse à l'univers visuel et à la plume de cet auteur. Les clichés et les ficelles du récit visibles sont bien trop nombreux pour la grande fan de fantasy que je suis.

Poison, Sarah Pinborough
Ce livre avait de bons aspects, comme Lilith. Mais il y avait bien trop de ficelles scénaristiques énormes, des personnages agaçants et un style trop simpliste (je me demande toujours si c'est la faute de la traduction d'ailleurs). Je pense clairement ne pas faire partie du public visé; ce genre littéraire  me réussit de moins en moins... Je ne pense pas m'attarder sur la suite d'ailleurs.

Tim Burton; Entretient avec Mark Salisbury
On apprend plein de choses sur Burton, son histoire, ses déboires de tournages... Mais la seule chose que j'ai appréciée tout au long du livre, ce sont les dessins. Ce n'est que pour ça que le livre m'a plu. Il est répétitif, on s'ennuie vite, en plus c'est un livre assez lourd et long à lire, donc non. Si vous êtes fans, vous pouvez le garder juste pour les images.



Le TOP 3
Voici les livres qui m'ont ravie, transportée, qui m'ont marquée et probablement changé ma vie.

Frankenstein, Mary Shelley
Je ne m'attendais pas à aimer à ce point ce livre, bien qu'il ait déjà des avantages pour lui; XIXe siècle, philosophie et questions éthiques sont là. Pour ne rien gâcher, les descriptions sont à couper le souffle, je suis tombée amoureuse de la Suisse et des Alpes. Certains passages ont une ambiance horrifique bien menée, d'autres sont d'un romantisme formidable. Ce livre regroupe tout ce que j'aime, et j'ai même eu la chance de le lire en VO.

Wild, Cheryl Strayed
Ce livre est une petite perle pour moi. Je n'avais jamais lu de road-trip avant, et je n'en lirai sans doute pas souvent, mais c'est la chronique qu'en a fait Margaud Liseuse qui m'a motivée à le lire. Je l'ai littéralement adoré, chaque chapitre a eu une résonance particulière en moi. Je pense que ce n'est pas un hasard, puisque ce livre a beaucoup similitudes avec mon expérience. J'ai eu même plusieurs fois l'impression de lire ma propre histoire. Je l'aime si fort !

La Ligne Verte, Stephen King
Je n'avais lu que sa nouvelle The monkey avant ce livre. L'écriture de King est vraiment addictive, prenante, impossible de lâcher le bouquin des yeux, c'est dingue. Le récit est poignant, horrible et cruel, il réveille la fascination mais aussi la compassion, et comporte un vrai message sur la peine de mort. Il réveille également des questionnements éthiques et philosophiques sur la vie, la morale, la justice. A vous procurer immédiatement !

Voilà, c'était mon petit TOP/FLOP de 2015, en espérant qu'il vous aura plu. J'espère lire plus l'année prochaine afin d'avoir plus de choix dans ma prochaine sélection. N'hésitez pas à aller voir les chroniques de ces livres pour en savoir plus surtout, elles ont été rédigées à chaud et vous permettront d'avoir une nuance supplémentaire.

Prenez soin de vous, et bisous bisouuus !!


Wednesday, November 11, 2015

Frankenstein ou le Prométhée moderne, Mary Shelley

Résumé:

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L’œuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Échappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui... Pour Frankenstein, l'enfer est à venir...



 Mon Avis:

Je ne laisserai pas le suspens durer longtemps, j'ai vraiment adoré ce livre !

Il faut savoir que je suis une grande fan de littérature du XIXe, et encore plus quand elle est britannique. J'adore les grandes descriptions romantiques, qui préfigurent ce qu'il va se passer, les sens cachés derrières certains mots ou certaines actions des personnages. J'aime ces paysages enneigés, venteux, mystérieux qui font voyager.
Les descriptions dans cet ouvrage sont tout bonnement magnifiques, la Suisse est un pays qui m'a toujours fait rêver (sans doute parce que je suis une montagnarde dans l'âme). Je ne sais pas ce que Mary Shelley savait de tous les pays qu'elle a décrit, mais j'ai adoré. Le lac, les montagnes, la neige, puis la mer, la banquise... J'ai beaucoup rêvé !

Pour ce qui est du héros, de son histoire et de la créature qu'il a créée, aujourd'hui une des légendes les plus connues des histoires d'horreurs, je n'ai qu'une chose à dire: magistral. Victor Frankenstein est un scientifique fougueux, passionné, avec des rêves de grandeur. Je me suis attachée à ce personnage, qui dénonce lui-même ses propres imperfections et s'est remis en question plusieurs fois. Cela dit, sa réaction face à sa créature m'a un peu attristée (je suis un cœur d'artichaut).
Quant à cet homme fabriqué, il a été pour moi une rencontre formidable. Le suivre et le découvrir loin de tous les clichés véhiculés par les films et les histoires inspirées m'a bouleversée. Ce qu'on peut être loin de ce qu'on peut voir dans ces œuvres ! Je ne vais pas le cacher, il m'a encore plus touchée que Victor.

Ce roman est chargé de sens, de symboles et de récits parallèles qui lui donnent une richesse folle. Les moments effrayants sont vraiment très prenants, on n'ose pas lever le nez du livre. Il y a une force de récit dingue. J'ai été happée par l'histoire de bout en bout. Pas étonnant que cet ouvrage ai connu autant de succès et qu'il en ai toujours aujourd'hui.

Lisez -le !

Lisez-le !

Lisez-le !!

S'il vous plaît, lisez-le !!


Bisous éclairs <3

Wednesday, September 16, 2015

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban/ le prisonnier d'Azkaban


Résumé:

Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ? Le troisième tome des aventures de Harry Potter vous emportera dans un tourbillon de surprises et d'émotions. Frissons et humour garantis !


AVIS



Tout le monde connaît déjà l'univers du petit sorcier, et le défi que je me suis lancé il y a trois ans, c'est de lire toute la saga en version originale. D'abord parce que je me mets à la lecture en VO, et ensuite, parce que je suis une fan inconditionnelle de cette saga. J'ai grandi avec les livres et les films. Le premier tome est le premier "livre de grand" que j'ai tenu entre mes mains, et j'ai relu les quatre premiers tomes (sans rire), plus d'une dizaine de fois. 

Le troisième tome et moi, ça a toujours été je t'aime moi non plus, la faute au film, dont je n'ai pas du tout aimé l'ambiance. Cela dit, après avoir relu le livre, on ne peut que reconnaître que l'adaptation a été bien menée (pas forcément fidèle, mais bien menée, c'est ce qui importe dans un film).
Comme pour les deux tomes précédents, la lecture s'est faite toute seule, avec une fluidité qui s'améliore de livres en livres pour moi (la VO, faut s'accrocher mais ça vient !!).

Comme beaucoup de Potterheads, en relisant les livres, je me suis aperçue que j'avais oublié plein de détails, et je suis subjuguée par la mise en place des événements par Rowling. J'ai rarement vu des histoires aussi cohérentes, bien montées et prenantes. Le génie de l'auteur m'étonnera toujours je crois. Je serais même d'avis de dire qu'Harry Potter ça se lit et se relit à tout âge, comme n'importe quel classique.

Et puis Sirius ... Les Maraudeurs, les matchs de Quidditch, les Détraqueurs, Pré-au-Lard (Hogsmeade), Pattenrond, les Patronus ... Tellement de bons souvenirs et de choses merveilleuses !!

Si vous passez par là et que vous avez envie de relire vos Harry Potter, lâchez-tout et foncez !!

Bisous Chocogrenouille <3


 


Thursday, July 9, 2015

Les Misérables, Victor Hugo



Je ne suis pas certaine qu'il soit nécessaire de vous présenter ce monstre de la littérature française, ce monument écrit par Hugo. Tout le monde connaît Jean, Valjean, Cosette ou encore Gavroche, tout le monde a sa chanson à l'esprit.
Pourtant, on ne sait finalement pas grand chose de cette œuvre, tant qu'on ne l'a pas lue.

En édition folio classique, cette œuvre frôle les deux mille pages d'écriture, de quoi faire frémir plus d'un lecteur aguerri, et pour cause; Hugo est célèbre pour son romantisme, ses descriptions et ses réflexions autant sur la société de son époque que sur les grandes questions existentielles. Pas forcément aguicheur, quand d'autres livres vous attendent dans votre PAL.

Je ne vais pas vous mentir, certains passages peuvent paraître longs, on peut se décourager quand on observe Waterloo, les rues de Paris, ou encore un couvent pendant plusieurs pages. Je trouve que c'est seulement une fois que ces passages ont été lus qu'ils prennent leur sens profond: on a eu une expérience réaliste de ces lieux. Hugo dans ce sens, est assez époustouflant: il opère un travaille de recherche passionnant. Si vous souhaitez apprendre des choses, n'hésitez pas une seconde, vous allez vous enrichir.


Tout le monde a l'idée que Les Misérables, c'est une fresque sociétale, qui critique la monarchie comme la révolution, qui pose des questions et cherche des solutions. Les personnages sont les victimes de leur temps, du système qui leur pèse dessus. Le meilleur exemple est sans doute Jean Valjean, condamné aux galères pour avoir volé du pain, puis marqué à vie et mis au ban de la société toute sa vie.

Hugo ne nous épargne rien des conditions de vie difficiles des petites gens de cette époque, et certaines scènes, vous vous en doutez, son réellement poignantes. Les personnages offrent des personnalités riches et complexes, ce genre de personnages qu'on sent vivre sur les pages.

Si vous n'avez pas encore plongé dans l'univers de Victor Hugo, je ne peux que vous conseiller de lire cet auteur. Je vous conseillerai seulement de commencer par une œuvre moins longue, comme Notre-Dame de Paris, ou L'Homme qui Rit (mon favori!!). Vous ne regretterez pas votre effort, car une fois qu'on est dans l'histoire, on est prit et conquis, on s'attache et on vit avec l'histoire.

A lire pour cet été mes petits choux ;)

Wednesday, July 23, 2014

A Song of Ice and Fire, petit bilan (sans spoiler)

L'année dernière avant mes partiels je découvrais la série ultra connue Game of Thrones (notez que commencer cette série avec les partiels approchants n'est PAS une bonne idée), et je suis devenue complètement accro.



Comme à chaque fois que je regarde une adaptation qui me plaît, je me jette toujours sur le bouquin d'origine. Et là il faut vous accrocher mes amis, parce que George R.R. Martin, l'auteur des livres, a beaucoup, BEAUCOUP écrit.

Je pense que toutes les intégrales doivent totaliser entre 4000 et 5000 pages (non je n'ai pas mis un zéro en trop), ce qui est juste ÉNORME. Je ne pense pas qu'on puisse se rendre compte, mais ce bon monsieur a juste fait un travail de titan dans cette série, qui n'est même pas encore finie.
On commence même à dire sur internet qu'il n'arrivera jamais au bout de sa saga. 
J'avais tendance à me dire que ces gens exagéraient, mais parvenue à la fin de l'intégrale 5, je ne peux que penser la même chose.  

L'histoire est une fresque tellement immense et exhaustive que je peux vous assurer qu'on est encore loin du dénouement final de la série. Enfin j'espère.

Au lieu de rédiger consciencieusement une revue pour chacune des intégrales (dont les premières commencent à se faire loin dans mes souvenirs), je préfère plutôt vous faire un gros bilan. Évidemment, je reviendrai sans doute sur les thématiques et les personnages de cette saga, puisque j'ai déjà repéré plusieurs choses très intéressantes à étudier.


Ce qu'on retient souvent de la série, c'est la violence et le sexe.
Et je ne sais pas si c'est juste moi, mais je trouve qu'ils se sont fait drôlement plaisir chez HBO.
Il ne se passe pas un épisode sans qu'on voie des seins ou une paire de fesses, ce qui devient vite lassant. Les bouquins présentent infiniment plus de subtilité: la violence se fait aussi psychologique que physique, et le sexe ne pointe pas le bout de son nez (haha) toutes les deux pages.

Nous sommes dans un cadre de fantasy classique, avec des codes d'honneur et des traditions purement médiévales, on retrouve donc tous les motifs de cette période: la femme bonne à marier, les alliances entre les différentes maisons, les chevaliers, pas d'électricité, des épées, des rois, de la magie et des dragons.
Mais comme vous êtes intelligents, je suis certaine que vous me voyez déjà venir d'ici...
C'est de la fantasy classique... OUI, MAIS !


Mais il y a plusieurs éléments qui rendent cette saga unique, efficace et passionnante:


- Le rôle des femmes

Les femmes ont beau être considérées comme des morceaux de viande vendus aux Lords en mariage pour sceller des alliances entre les maisons, elles ne se laissent pas faire pour autant. Je peux citer comme exemple absolu la petite Arya, deuxième fille des Stark, garçon manqué qui rêve de vengeance.
Mais d'autres personnages féminins donnent une vision beaucoup plus fraîche des femmes dans ce genre, comme Brienne de Tarth (femme "chevalier"), Cersei Lannister (reine fière et mère dévouée, mais un peu idiote quand même), Asha Greyjoy (pourquoi a-t-on changé son nom dans la série ???) et bien sûr la fameuse et tant aimée Daenerys Targaryen.



- Les Autres/ Les Marcheurs Blancs (The Others/ the White Walkers).

Je ne sais pas d'où George Martin tient l'idée des marcheurs blancs, mais je trouve que ce sont des "méchants" qui sont vraiment effrayants. Ce sont des cadavres que le froid change en sorte de zombies de l'hiver. Ils ont les cheveux blancs, les yeux d'un bleu presque blanc, et ils attaquent les vivants, qui une fois morts, rejoignent leur armée. Se retrouver face aux personnes mortes que nous avons connues, sans pouvoir les tuer, je trouve que ça a un potentiel frayeur de dingue.




- Absolument rien n'est manichéen dans ces livres. 

Rien n'est totalement bon, ni totalement mauvais, que ce soient les supposés gentils (les Starks) ou les supposés méchants (les Lannisters). On est d'ailleurs beaucoup plus proches des Lannisters dans les livres que dans la série, puisqu'on a accès aux points de vue de Tyrion, Jaime et même Cersei.
On peut comprendre les motivations et les sentiments de ces deux camps qui s'affrontent.
D'ailleurs j'éprouve un amour particulier pour les personnages les plus ambigus comme Tyrion, Littlefinger (Petyr Baelish), Varys, et Theon Greyjoy, qui ont des rôles essentiels d'ailleurs. Je dis ça, je dis rien.



- "L'effet Harry Potter"

Game of Thrones a eu tout simplement le même impact qu' Harry Potter sur moi.
Évidemment c'est une saga beaucoup plus adulte, beaucoup plus dure, crue et complexe (quoique...), mais ça ne la rend que plus fascinante. Oui c'est vrai, il y a des quantités ahurissantes de personnages qui se croisent, qui s'en vont et qui reviennent, qui disparaissent, qui jouent sur plusieurs plans...
Ça peut paraître compliqué mais le rythme des livres est suffisamment lent pour qu'on ait le temps de prendre le pli.
Pour ceux qui ont envie de lire les livres en commençant par là où la saison 4 s'est terminée par exemple, je vous le déconseille, vous risquez d'être déboussolés, la temporalité n'est pas du tout la même, et la série a pris quelques raccourcis pour simplifier les choses (ce qui est normal).
Comme avec l'univers d'Harry Potter, celui de Game of Thrones est crédible, quand je lis ces livres, j'ai envie d'y croire de toutes mes forces tellement cet univers est imprégné de sa propre histoire et de sa propre culture. 


Je vais m'arrêter là pour l'instant, mais c'est sûr et certain que je reviendrai sur cette saga, tant je la trouve incroyable. 
Si vous aimez la série, vous allez adorer les livres, c'est sûr !

Tuesday, May 20, 2014

Le coup au coeur, nos étoiles contraires

J'ai fini ce livre hier.

Mon nez est encore rougi.

Mon coeur est encore tout retourné.

Cette lecture m'a fatiguée tant j'ai pleuré.



Nos étoiles contraires, ou The Fault in Our Stars dans sa version originale est LE livre qui a fait parler de lui dernièrement. Même moi qui suis indifférente à l'actualité littéraire, je n'ai pas pu passer à côté, c'est dire.

oui, je prends mes mouchoirs en photo pour illustrer ma tristitude


J'ai quand même mis un peu de temps à commencer cette lecture, parce qu'on va pas se le cacher, le thème du cancer est quand même très très sensible.
En lisant les critiques, j'ai pu voir que ce livre était selon beaucoup de monde, aussi drôle que triste, aussi touchant que révoltant.
Bref, une perle quoi.

Ce livre a été publié dans le rayon jeunesse, et je me surprends toujours à voir le gouffre qu'il peut y avoir entre un livre pour ado et un autre livre pour ado. Ce livre est très réaliste, et pourrait constituer une bonne introduction au thème du cancer.

Quand je l'ai refermé hier soir, j'ai compris pourquoi il avait eu autant de succès.
Tous les ingrédients classiques d'une romance d'ado sont là: des prénoms bizarres (Hazel et Augustus ???), un coup de foudre immédiat, des paysages romantiques, un obstacle qui rend l'amour impossible mais en fait pas trop...

Bien sûr l'obstacle ici, c'est le cancer, cette menace invisible qui attaque leur corps.

une adaptation qui ne sent pas très bon...

J'ai trouvé que tout l'aspect "maladie" était très (trop) bien rendu, notamment avec les joues de Hazel gonflées par la cortisone.

D'ailleurs je prie très fort pour que l'adaptation cinéma respecte ces aspects difficiles du cancer: les sondes, la nausée, la douleur, le regard des autres, le sentiment d'impuissance... Parce que je pense que sinon, ce film ne parlera pas vraiment de cancer, et si on y représente des acteurs frais et dispos à la peau lisse, je serais très fâchée. Je vais sans doute être très fâchée.


post-its= passages qui m'ont touchée à mort

J'ai lu ce livre en seulement trois séances et en trois jours, je l'aurais sans doute lu d'une traite s'il n'avait pas été une épreuve à lire. Je ne veux pas dire par là que c'est mal écrit, où que l'histoire n'est pas intéressante, bien au contraire. Ce livre fait très "vrai", à un point que j'ai eu du mal à le supporter parfois, sans doute à cause de ces trucs personnels qui ne regardent que moi, mais que je suis obligée de mentionner pour expliquer le bouleversement qu'a provoqué ce livre chez moi. J'ai malheureusement croisé le cancer dans ma vie (ce n'était pas moi la malade), et lire des choses que j'ai connu de près a été une véritable épreuve pour moi.
On dirait pas comme ça, ce ne sont que des phrases, mais elles sonnent de façon terrible quand on connaît cet univers. Les petites vérités de Van Houten m'ont vraiment fait très mal aux souvenirs. Ce personnage secondaire est responsable de beaucoup de larmes, bouh le vilain.

Je ne peux d'ailleurs que saluer l'initiative de l'auteur de rappeler que ce livre n'est qu'une fiction. Tout au long du roman, on va effectivement croiser des clins d’œils qui rappellent que ce livre n'est qu'une histoire inventée. L'amour de Gus pour les métaphores en est un bon exemple. Je trouve ce rappel salvateur: les personnages sont faits de papier ma grande, tout va bien, tu es au chaud 
sur ton canapé.


Pour ce qui est de ces êtres de papiers, je me suis très vite attachée à eux, ils sont plus lucides que la plupart des adultes de la vraie vie sur leur situation. La douleur et la mort sont leur quotidien, mais ils continuent de vivre leur vie, Hazel fait des études universitaires, et Gus est au lycée.

Ils doivent faire face au regard des autres, qui ont pitié d'eux parce qu'on sait qu'ils vont mourir, et que c'est triste parce qu'ils ne sont encore que des enfants. Je déteste ces regards, tout comme Hazel, et je préfère également qu'on dise la vérité, même si elle est difficile à entendre.
Ici, la vérité toute crue toute nue vous gifle le visage: on ne nous promet pas un espoir de rémission quelconque, non, il est établit dès le départ que Hazel sera malade toute sa vie (et que donc sa vie sera sans doute courte).

Gus quant à lui, incarne un peu l'idée qu'on a envie de se faire d'un malade du cancer: la personne positive à outrance, qui va se battre pour faire quelque chose de sa vie et que tout le monde admire. Mais on ne tombe pas trop dans la caricature, bien que je tique un peu sur l'accumulation de tant de perfection: il est beau, musclé, il joue aux jeux vidéos, il est protecteur et aimant, héroïque et amputé. Du coup, là, sans mauvais jeu de mots, ce personnage peut paraître boiteux au début du livre.

Les moments émouvants sont très très trèèèès nombreux, tellement qu'avant de me poser pour lire mon livre je m'arrangeais pour ne pas avoir à sortir avec ma tête de cocker triste aux yeux rouges. Je ne peut pas lire ce genre de livre en public, les gens se demanderaient pourquoi je pleure. 

Alors, j'avais lu que ce livre était un ascenseur à émotions, pour moi ça n'a pas vraiment été le cas. Les passages qui sont drôles, voire franchement drôles sont noyés par le reste. Là encore, c'est sans doute à cause de mon vécu, mais je ne trouve pas que ce livre ait suffisamment de joie pour qu'on dise qu'il est aussi joyeux que triste.


Alors bien sûr, je conseille ce livre, à tout le monde, enfants comme adultes, d'autant plus que ce qu'il a une écriture simple (mais des propos durs). Il peut donc se lire facilement par n'importe qui. Et pour peu qu'on arrive à garder énooormément de recul par rapport au cancer, on peut passer un bon moment.



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